Le poste de Cédric O disparait. La compétence du numérique revient à Bruno Le Maire. Il n’est désormais plus question de transition, mais de souveraineté numérique.

Le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques a vécu. Le poste qui était occupé par Cédric O vient d’être emporté à la faveur du nouveau mandat d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. Lors de l’annonce du gouvernement, vendredi 20 mai, aucun nom n’est venu succéder à l’ex-secrétaire d’État pour l’instant.

Un numérique souverain dans les attributions de Bruno Le Maire

Les prérogatives du secrétariat ont en fait été absorbées par Bruno Le Maire, qui a été reconduit dans ses fonctions, mais avec un nouvel intitulé de poste : ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Un autre nom qui sert à illustrer symboliquement l’orientation du nouveau gouvernement sur la question du numérique

La reformulation du portefeuille de Bruno Le Maire s’avère assez similaire au titre du ministère qu’occupait Emmanuel Macron entre août 2014 et août 2016. Il était alors ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique sous François Hollande. Par la suite, ces attributions ont été confiées successivement et sous divers intitulés à Axelle Lemaire, Mounir Mahjoubi et Cédric O.

taylor-vick-M5tzZtFCOfs-unsplash (1)
La construction de data centers et l’hébergement de données en Europe est un enjeu important de la souveraineté numérique // Source : Taylor Vick

Bruno Le Maire pourra profiter du dernier mois de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, qui s’achève le 30 juin 2022, pour avancer sur les sujets liés au numérique et à la souveraineté. Plusieurs textes sont d’ailleurs en instance, que ce soit le Digital Markets Act (DMA) ou le Digital Services Act (DSA), qui réguleront fortement les géants du numérique.

D’autres dossiers attendent le ministre de la souveraineté numérique, une notion large qui porte tout à la fois sur la localisation des données dans le monde, le recours à des solutions étrangères dans le matériel ou le logiciel, la production de composants électroniques, l’émergence d’un cloud continental et la maîtrise des infrastructures critiques, comme les câbles sous-marins.