Selon le tableau de bord gouvernemental sur la dématérialisation des services publics, deux tiers des principales démarches administratives sont réalisables par Internet.

C’était l’un des engagements de campagne d’Emmanuel Macron : faire en sorte que la totalité des démarches administratives puisse être effectuée par Internet d’ici 2022 à l’exception de la première délivrance des papiers d’identité. Plus de deux ans se sont écoulés depuis l’élection présidentielle et la grande majorité des procédures est d’ores et déjà dématérialisée.

C’est ce qu’indique le tableau de bord permettant de suivre le processus. Désormais accessible sur MonAvis.numerique.gouv.fr, et non plus sur NosDemarches.gouv.fr, il annonce que deux tiers des 253 démarches phares de l’État sont désormais réalisables en ligne — 67 % précisément, en date du mois de mai 2019. Cela représente environ 170 actes administratifs que l’on peut faire de chez soi.

Observatoire de la dématérialisation
L’oObservatoire de la dématérialisation.

Cet observatoire de la qualité des services numériques, qui a vu le jour en 2018, ne se contente pas de livrer une statistique générale. Chaque démarche est détaillée : est-elle réalisable entièrement en ligne ? L’identification FranceConnect est-elle sollicitée ? Peut-on la faire sur mobile ? Le support de l’internaute est-il au niveau (c’est-à-dire avec deux moyens de contact, dont un implique un correspondant humain) ? Quel sont le degré de disponibilité et le temps de réponse ?

Enfin, l’observatoire affiche aussi un indice de satisfaction des usagers. Celui-ci est généré en agrégeant les appréciations des internautes lorsqu’ils achèvent leur démarche. Ainsi, il sera possible de savoir si la procédure est appréciée des administrés — une information qui sera en réalité surtout utile à l’administration elle-même pour repérer les procédures qui ne vont pas.

Votre avis est sollicité

L’évaluation des démarches n’est pas nouvelle. L’an dernier, la plateforme précédente sollicitait déjà les internautes pour connaître leurs impressions. Était-ce simple à prendre en main ? Le langage n’était-il pas trop abscons ? Quelles ont été les difficultés rencontrées (mauvais affichage sur mobile, pièce jointe qui ne s’ajoute pas, etc.) ? Avec-vous eu besoin d’aide (d’un proche, d’un agent public) ?

La possibilité de donner son avis ne sera peut-être pas immédiatement disponible sur l’acte que vous êtes en train de réaliser. Le gouvernement précise dans un message récapitulatif publié le 21 juin que le déploiement est en cours et qu’il s’étalera sur quelques mois afin de couvrir les quelque 250 principales démarches administratives.

Cédric O, secrétaire d’État en charge du numérique. // Source : Numerama / Perrine Signoret

Prochaines étapes de l’e-administration

La publication de ces statistiques et l’arrivée du nouveau site surviennent alors que s’est tenu le troisième comité interministériel de la transformation publique après ceux de février et octobre 2018. À cette occasion, plusieurs échéances prévues pour 2019 et 2020 ont été rappelées en matière de dématérialisation. Sont notamment concernés, avant l’an prochain :

  • Le portail du justiciable pour que puissent être suivies les affaires au civil puis au pénal ;
  • Le service de demande et de vérification d’attestation de diplômes ;
  • Le dépôt de plainte pour certaines escroqueries ;
  • La demande de bourse pour le collège ;
  • La procédure de demande des documents pour l’inscription à l’école.

Et pour 2020, sont prévus entre autres :

  • La mise en place d’une solution de vote par internet pour les Français de l’étranger pour les élections consulaires (et les élections législatives en 2022) ;
  • La numérisation des demandes de visa (pièces justificatives et passeport) ;

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