Le patron de HBO est poursuivi en justice par un ancien employé qui conteste son licenciement. Ce dernier assure que Casey Bloys lui a demandé de créer des faux comptes sur les réseaux sociaux et les sites qui parlaient des séries HBO, pour les défendre contre les critiques négatives.

Casey Bloys a, de son propre aveu, passé « trop de temps sur Twitter ». C’était en 2020, alors qu’une pandémie avait forcé la moitié de la population mondiale à rester chez elle. Le patron de HBO (The White Lotus, Game of Thrones, Succession, etc) était, comme beaucoup, en télétravail. Et avait beaucoup de temps à tuer.

« J’ai eu une idée particulièrement bête pour évacuer cette frustration », a-t-il expliqué jeudi 2 novembre, lors d’un événement au sein de la Warner Bros. Discovery, dont la BBC s’est fait l’écho. Il a admis avoir utilisé des faux comptes pour répondre aux journalistes qui critiquaient les séries de sa chaîne.

C’est le magazine Rolling Stones qui l’avait révélé la veille, parlant d’une « armée secrète ». Le média américain avait eu accès à des échanges internes de mails et SMS, via un procès engagé par un ancien employé de HBO, Sully Temori, qui assure avoir dû créer des faux comptes pour faire plaisir à son patron, ainsi que des faux commentaires sur des sites d’information spécialisés dans l’audiovisuel.

Casey Bloys en 2023 // Source : YouTube/Parrot Analytics
Casey Bloys en 2023 // Source : YouTube/Parrot Analytics

« Je présente mes excuses »

Le patron de HBO aurait échangé des mails et SMS avec Kathleen McCaffrey, vice-présidente des programmes, qui mentionnaient la création de faux comptes. Un exemple est déjà ressorti, concernant la série Perry Mason (2020), à laquelle un reporter avait reproché, dans un gazouillis, son manichéisme à propos de la représentation des vétérans de guerre.

Bloys aurait alors pris la mouche et rédigé une réponse sèche (« Voilà un avis très élitiste. Il n’y a rien de plus traumatisant pour les hommes (et femmes) que de faire la guerre. Désolé si cela vous semble trop pratique à utiliser »), et demandé à son employé de l’envoyer à sa place. Ce message en particulier n’aurait finalement pas été envoyé, contrairement à d’autres.

« Je présente mes excuses aux personnes qui ont été mentionnées », a annoncé le PDG de HBO a posteriori, insistant quand même sur le fait qu’il n’y aurait, selon lui, eu que « six tweets en dix-huit mois ». Il a précisé faire désormais usage des messages privés lorsqu’il avait quelque chose à dire à un journaliste.

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