Le géant mondial du commerce en ligne va limoger plusieurs milliers d’employés. Même si le chiffre ne représente qu’une toute petite partie des salariés, le symbole est fort, à quelques semaines de Noël seulement.

Les plans de licenciement se suivent et se ressemblent presque. Une semaine après Meta, qui a annoncé virer plus de 11 000 employés, c’est au tour d’Amazon de remercier une partie de ses salariés.

Selon le New York Times, qui a appris la nouvelle le 14 novembre 2022, Amazon va licencier environ 10 000 employés, et les départs devraient commencer dès cette semaine. Au vu de la taille absolument gigantesque de l’entreprise, ces 10 000 postes ne représentent que 0,6% de tout le personnel d’Amazon, qui compte en tout près de 1,5 million de salariés. Il n’empêche qu’il s’agit du plus grand plan de licenciement jamais entrepris jusque-là par Amazon, un symbole très fort.

Des coupes importantes chez Amazon, juste avant Noël

D’après le New York Times, les licenciements concernent surtout le secteur Amazon Devices, qui s’occupe notamment de la production des assistants vocaux Alexa, des tablettes Fire et des liseuses Kindle. La division des ressources humaines et de la vente au détail (retail) seraient aussi touchées par les coupes.

Ça ne va pas fort chez Amazon // Source : Amazon
Ça ne va pas fort chez Amazon. // Source : Amazon

Autre signe particulièrement marquant : les licenciements arrivent juste avant Noël et le Black Friday, deux périodes durant lesquelles Amazon engrange généralement des ventes énormes et beaucoup de profit. Autre indicateur important : Amazon a également gelé les embauches, et ce, pour une période pour l’instant indéterminée.

Les licenciements chez Amazon ne sont que les derniers d’une série de plus en plus longue de plans sociaux chez les géants de la tech. Meta a annoncé licencier près de 13 % de ses employés, Twitter a limogé sans ménagement 50 % de sa masse salariale, Snap a dû renvoyer 1 200 personnes, et Lyft, l’un des concurrents américains d’Uber, a dû se séparer de 700 salariés.

Toutes ces décisions sont dues à un marché en mauvaise santé et affecté par l’inflation, et elles montrent bien que les géants de la tech ne sont pas immunisés. Les licenciements arrivent surtout après une vague d’embauche très importante chez ces entreprises ces dernières années. Poussées par des profits records engrangés lors de la pandémie de Covid et les divers confinements, beaucoup d’entreprises ont choisi de recruter à tour de bras.

Meta est passé de 40 000 employés à plus de 80 000 en deux ans, doublant ainsi son nombre d’employés, comme Amazon, qui a recruté plus de 400 000 personnes en 2020. Une décision pour laquelle les deux géants semblent aujourd’hui se mordre les doigts, qui n’augure rien de bon pour l’avenir du secteur.