En Chine, les constructeurs chinois accusent leur première baisse de régime sur le marché des smartphones. Xiaomi sort la tête de l'eau.

C’était une des tendances qui avait mené le secteur de la téléphonie intelligente depuis l’arrivée de Huawei sur les smartphones. Avec des prix défiant toute concurrence pour des smartphones de l’entrée au haut de gamme, les constructeurs chinois ont raflé une bonne part du marché du secteur, chez eux et à l’international, détruisant au passage tout le « ventre mou » de la téléphonie. De 2013 à 2018, réussir sur le secteur du smartphone en Chine demandait soit d’être très gros et très bien reconnu (Samsung, Apple), soit de casser les prix (Huawei, Oppo, Vivo…).

Aujourd’hui, le cabinet d’analyse Canalys rapporte que le premier trimestre 2018 est la première véritable rupture dans cette success story : la demande pour des smartphones chinois en Chine a baissé de 21 %. Cela signifie qu’on passe sous la barre des 100 millions d’unités expédiées pour la première fois depuis 2014. Le changement n’est pas que symbolique dans la mesure où il augure d’une reconfiguration du marché à moyen terme dans le pays : après la ruée vers l’or vient la consolidation des gagnants. Et c’est tout le sujet de cette analyse : dans le top 3, Huawei est le seul qui parvient à maintenir une croissance très faible de 2 %, Oppo et Vivo accusant les chutes les plus substantielles.

Mais dans ce paysage orageux, le petit Xiaomi amène des éclaircies. Pour lui, cette chute des concurrents est une aubaine : avec 37 % de croissance sur son marché, il vole la place d’Apple pour entrer dans le quatuor de tête. Xiaomi, qui a failli se retrouver très mal en point il y a quelques années, a su faire des choix judicieux pour se maintenir à flot : c’était notamment l’idée de la stratégie indienne de la marque. Aujourd’hui, la marque obtient une belle place sur son marché local et s’étend petit à petit dans le monde : une première boutique ouvrira ses portes en France le 22 mai.

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