Dans une interview fleuve accordée à Fortune, le CEO d'Apple se défend de proposer des produits destinés aux plus fortunés. Tout en insistant sur le caractère haut de gamme des appareils de la marque, Tim Cook estime qu'ils ne sont « pas pour les riches. »

Le keynote de rentrée d’Apple est imminent. Il débutera à 19 heures, heure française. Alors que la conférence va vraisemblablement permettre à la marque de dévoiler ses trois prochains iPhone, son CEO Tim Cook semble anticiper une critique récurrente adressée à Apple : le prix de ses appareils, souvent jugé trop onéreux, à l’ère où Samsung vend son Note 8 plus de 1 000 €.

Dans une longue interview accordée à Fortune, Tim Cook marche dans les pas de Steve Jobs en répondant en deux mots à la question de savoir comment Apple contribue à changer le monde : « nos produits. » Au cours de cet entretien, le CEO insiste particulièrement sur les activités philanthropique d’Apple, et la priorité accordée par la pomme aux énergies renouvelables, à l’éducation et à la santé.

Nous essayons de changer le monde

« Nous essayons de changer le monde par la manière dont nous dirigeons l’entreprise. Que cela soit très axé sur l’environnement et que nous nous assurions d’avoir une empreinte carbone nulle, principalement, ou que nous gérions notre entreprise avec 100 % d’énergies renouvelables. […] Nous croyons que l’éducation est un excellent levier d’égalité. Ainsi, nous faisons de notre mieux pour apporter l’éducation au grand public. En ce moment, notre principal objectif repose sur la programmation informatique car nous nous pensons que coder est une sorte de second langage pour n’importe qui dans le monde. »

« Pas pour les riches »

Le CEO est alors interpellé sur une question plus épineuse : les produits créés et vendus par Apple sont-ils véritablement accessibles à tous, alors qu’ils se revendiquent par ailleurs hauts de gamme ?

« Nous essayons de faire les meilleurs produits, répond Tim Cook. Et cela signifie que nous ne fabriquons pas des produits de base. Et nous ne dénigrons pas ceux qui le font ; c’est un bon modèle d’affaires. Mais ce n’est pas le type d’affaires que nous faisons. »

Il poursuit : « Mais si vous regardez le catalogue de nos produits, vous pouvez acheter un iPad aujourd’hui pour moins de 300 $. Vous pouvez acheter un iPhone, selon celui que vous choisissez, pour approximativement le même prix. Et ces produits ne sont pas pour les riches. Nous ne disposerions évidemment pas d’un milliard de terminaux actifs si nous ne les faisions que pour les riches. »

Un iPad pour moins de 300 $

Le CEO se défend ainsi de ne produire que des appareil destinés aux « riches », sans toutefois préciser ce qu’il entend exactement par cet adjectif — autrement dit, quel est le niveau de revenus qu’il faut avoir pour considérer qu’un iPad à 300 $ n’est pas trop cher.

Le prix du futur iPhone anniversaire aurait pourtant à lui seul de quoi donner le vertige : estimé à 999 $ chez nos amis américains, le coût de la facture pourrait bien atteindre les quatre chiffres de notre côté de l’Atlantique.

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