À l'origine destiné aux automobilistes souhaitant contester des contraventions, le chatbot DoNotPay étend son expertise juridique. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, le robot peut désormais prendre en charge des procédures juridiques variées, gratuitement.

Les escrocs et autres business douteux devront désormais composer avec un robot avocat aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le chatbot d’aide juridique DoNotPay vient d’annoncer que ses services se diversifiaient. À présent, les internautes pourront solliciter l’avocat non humain pour prendre des renseignements sur 1 000 procédures juridiques différentes.

Lancées le 12 juillet 2017, ces nouvelles fonctionnalités doivent notamment orienter les internautes sur les questions relatives aux droits de la consommation. Le robot est dès à présent disponible au Royaume-Uni, et dans cinquante États américains.

DoNotPay continuera de remplir ses missions premières, à savoir renseigner ses utilisateurs automobilistes sur les démarches de contestation d’une contravention de stationnement, et aider les réfugiés à demander l’asile. Le robot a été créé il y a deux ans par Joshua Browder, un étudiant londonien qui avait lui-même rencontré des problèmes au moment de contester une amende.

Les Britanniques ou les Américains peuvent maintenant utiliser le robot pour signaler des situations aussi diverses qu’un cas de harcèlement ou une demande de remboursement sur un produit acheté.

Éviter les frais d’avocat

Le robot présente bien évidemment un avantage économique intéressant pour les consommateurs, puisqu’ils évitent ainsi de s’acquitter des frais d’un avocat. Bien que l’on puisse présumer que DoNotPay souffre sûrement quelques limites pour analyser des cas particuliers, il pourrait être un outil intéressant pour des personnes ayant de faibles revenus et confrontés à des problèmes juridiques dans leur quotidien.

Le robot rédige une lettre de réclamation à partir des informations fournies

Pour converser avec le robot, les internautes sont invités à décrire le problème rencontré avec leurs propres mots, dans une barre de recherche prévue à cet effet. L’avocat virtuel cherche alors une solution ; si besoin, il peut élaborer une lettre de réclamation à partir des informations fournies. DoNotPay peut aussi mettre en relation les internautes avec une aide extérieure, comme une organisation à but non lucratif.

Dans tous les cas, ses conseils juridiques sont gratuits et instantanés. Joshua Browder estime que le taux de réussite de DoNotPay est de 55 %. Ce n’est pas parfait, mais l’outil pourrait malgré tout faire une différence notable pour les consommateurs qui n’ont pas les moyens de s’offrir les services d’un avocat.

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