Red a déposé une demande de brevet qui laisse présager de larges ambitions autour de son nouveau smartphone Hydrogen. La firme planche sur un écosystème vidéo, qui prendrait la forme de modules à assembler autour du téléphone.

Avez-vous déjà vu un smartphone 3D, holographique, multidimensionnel et modulaire ? Si la réponse est non, c’est que vous avez peut-être loupé la dernière annonce de Red, qui promet monts et merveilles avec son nouveau smartphone Hydrogen, un concentré de technologies qui nous fait penser de prime abord à du marketing dérégulé plus qu’à de réelles promesses. Mais au-delà des adjectifs, restons prudents : Red, qui s’adresse aux professionnels, n’a pas pour habitude de faire n’importe quoi.

Après avoir dévoilé ce que la firme qualifie de « premier dispositif holographique », Red semble donc plus que jamais nourrir des rêves de grandeur pour son nouveau smartphone. L’entreprise a déposé une demande de brevet pour une « caméra numérique modulaire et un téléphone cellulaire » (Modular digital camera and Cellular phone). Si vous pensiez que le nouveau smartphone de Red était déjà une folie, attendez de voir ce que contient ce document.

RED/US Patent Office

Une caméra modulaire

Le brevet déposé présente en effet un smartphone — probablement l’Hydrogen — comme le point de départ d’un système de caméra modulaire permettant de mouvoir tous les composants, qu’il s’agisse de l’écran ou des lentilles.

À la différence des projets de téléphones modulaires portés par d’autres constructeurs, la version de Red paraît donner une forme similaire aux différents modules de l’appareil qui s’empileraient les uns à la suite des autres. La caméra elle-même possède un système d’objectif modulaire qui pourraient être autant d’accessoires à greffer sur les smartphones déjà augmentés par des modules.

Les différents modules auraient la même forme

On comprendrait mieux, du coup, ce à quoi pourrait servir l’Hydrogen : être au cœur d’un système professionnel qui vient se greffer autour de lui. Les encoches circulaires qu’on aperçoit pourraient être le moyen de faire transiter l’information.  À supposer que l’ambitieux projet voie effectivement le jour, et que des utilisateurs soient prêts à laisser tomber les caméras existantes — y compris celles de Red — au profit de cet atypique écosystème vidéo.

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