Pour contribuer au développement de plusieurs pays africains, un Québécois a eu l'idée d'équiper des vélos à quatre roues de batteries et de panneaux solaires. Pour garantir un faible coût de location, les cycles sont construits à partir d'anciens vélos.

Plusieurs études s’accordent aujourd’hui pour dire que, c’est inévitable, les combustibles fossiles sont voués à disparaître pour laisser la place aux énergies renouvelables. Parmi elles, l’énergie solaire présente un potentiel intéressant, celui de pouvoir transporter un panneau solaire — à condition que celui-ci ne soit pas trop grand, bien entendu.

Ainsi, en Côte d’Ivoire, un projet de cartable scolaire à énergie solaire a récemment vu le jour, pour permettre aux enfants de faire leurs devoirs le soir. Dans la même veine, c’est à présent un prototype de vélo solaire qui pourrait contribuer à la croissance de plusieurs pays du continent africain.

Un quadricycle surmonté d’un panneau

Répondant au nom de Solar-E-Cycle, ce bolide à quatre roues fonctionne comme n’importe quel vélo, à deux détails près : une batterie et un panneau solaire. Le projet vient de recevoir un financement de la part du programme Energy and Environment Partnership, qui promeut les énergies renouvelables en Afrique, en partenariat avec la Finlande, l’Autriche et le Royaume-Uni.

Solar-E-Cycle

Ce vélo solaire est né à l’initiative de Roger Christen, un Québécois qui a passé 28 ans en Afrique pour mettre en œuvre des projets d’investissement de la Banque mondiale, comme il l’explique à nos confrères de La Presse. En constatant que, dans certaines régions du continent, les habitants doivent parcourir de longues distances pour accéder à l’eau et l’électricité, il a l’idée de ce vélo connecté et renouvelable.

« On peut y charger son téléphone ou brancher une lampe ou une pompe à eau. Ou alors brancher une petite machine à coudre ou une machine pour couper les cheveux et la transformer en source de revenus », avance ainsi le créateur de ce vélo.

Ils peuvent parcourir 50 kilomètres par jour

Pour diminuer au maximum le coût des vélos, Roger Christen a utilisé des vélos qui avaient déjà servi, sur lesquels ont été ajoutés les panneaux solaires. Ils peuvent parcourir 50 kilomètres par jour, et atteindre la vitesse maximale de 50 kilomètres par heure. Le prix de leur location oscille entre 50 centimes et 1 dollar pour la journée.

Le financement accordé à ce projet par l’Energy and Environment Partnership doit permettre de construire 70 nouveaux vélos qui seront utilisés au Kenya.

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