L'association VideoLAN, qui s'occupe du développement du lecteur multimédia VLC, a décidé d'apporter son soutien au codec libre et gratuit AV1.

« L’association VideoLAN s’est constamment opposée aux brevets logiciels, car ils entravent l’innovation et augmentent les coûts pour tous, sauf de quelques-uns ». C’est pourquoi l’organisation à qui l’on doit le formidable lecteur multimédia VLC, a décidé de rejoindre l’alliance pour un média ouvert (Alliance for Open Media) pour travailler sur un nouveau codec, AV1 (AOMedia Video 1).

L’alliance « rassemble les principaux experts de l’ensemble du secteur de la vidéo […]  pour travailler à des solutions ouvertes, libres de droits et interopérables pour la prochaine génération de diffusion vidéo », écrit VideoLAN. C’est une « excellente occasion de créer un ensemble de codecs de haute qualité en vue de supprimer les coûts cachés et les limitations d’utilisation du streaming vidéo », ajoute l’association.

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Elle est aussi « l’une des meilleures opportunités que nous avons pour enfin mettre le multimédia sur de bons rails sans devoir craindre l’existence de frais cachés ou de menaces juridiques, ni avoir recours à des codecs de qualité inférieure », fait observer Jean-Baptiste Kempf, le président de VideoLAN.

VP9 face au H.264

À terme, AV1 doit succéder au codec VP9 de Google, permet de réduire de moitié le débit nécessaire à la diffusion d’une vidéo (par rapport à VP8,) sans nuire à sa qualité, ce qui intéresse beaucoup une entreprise comme Netflix par exemple, qui cherche à améliorer la qualité d’une vidéo mobile sans augmenter son débit, et rivaliser avec les alternatives payantes que sont H.264 et H.265 / HEVC.

L’alliance pour un média ouvert a vu le jour en 2015. Il s’agissait alors « de définir et concevoir des technologies média pour répondre à la demande du marché au sujet d’un standard ouvert pour la compression vidéo et la diffusion en ligne ». Ses membres fondateurs sont Amazon, ARM, Cisco, Google, IBM, Intel, Microsoft, Mozilla, Netflix et  Nvidia.

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