Facebook a mis en œuvre une nouvelle modification de ses algorithmes pour lutter contre le clickbait. Objectif : reléguer les articles aux titres aguicheurs et au contenu bourré de publicités au dernier plan de son fil d'actualité.

À compter d’aujourd’hui, les fils d’actualité des près de 2 milliards d’utilisateurs de Facebook devraient moins mettre en avant les liens relevant du clickbait (littéralement « piège à clics »), du nom de ces contenus peu qualitatifs qui ont pour seul but d’inciter les internautes à générer une visite en cliquant sur le lien.

Les sites bourrés de publicités plein écran, en pop-up ou encore dont le contenu est proportionnellement inférieur aux encarts commerciaux sont prioritairement ciblés par cette mesure, comme l’explique Reuters. On les reconnaît à leurs titres (et leurs promesses) incitatifs : « 5 astuces pour assurer au lit », « Cette technique dingue vous fait perdre du poids du jour au lendemain ! »…

Andrew Bosworth, vice-président de la plateforme commerciale et publicitaire de Facebook, est revenu sur les motivations du réseau social : « Les gens ne veulent pas voir ce genre de contenu. Nous cherchons simplement un moyen de l’identifier et de le mettre au dernier rang du fil d’actualité, dans la mesure du possible. »

clickbait
Exemple de clickbait

Les algorithmes ont déjà été modifiés en août

Pour ce faire, l’entreprise a donc vdû modifier ses fameux algorithmes, dont elle garde précieusement les secrets de fonctionnement, au point que ses utilisateurs ne savent pas vraiment pourquoi ils voient apparaître tel ou tel contenu en priorité par rapport à leurs amis (au-delà des bulles de filtrage et autres phénomènes liés à l’historique de navigation).

En août, Facebook avait déjà annoncé une modification pour réduire la visibilité des articles aux titres clickbait. L’enjeu est devenu encore plus conséquent maintenant que la plateforme est confrontée à de nombreuses critiques sur la prolifération de fake news — qui ont notamment été remarquées pendant la campagne présidentielle américaine et inquiètent à la veille des législatives au Royaume-Uni.

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