À un mois des législatives au Royaume-Uni, Facebook tente d'éviter un nouveau scandale sur la désinformation en glissant des messages de prévention dans la presse papier.

Un mois jour pour jour avant les élections britanniques, Facebook compte éviter les accusations de désinformation dont il avait été la cible lors de la campagne présidentielle américaine, et dont il avait dû admettre la véracité dans un rapport publié le mois dernier. C’est ainsi que le réseau social a publié des annonces pleine page dans les éditions d’aujourd’hui de nombreux journaux britanniques tels que le Guardian, le Times ou the Daily Telegraph.

Les publicités reprennent, en version papier, les recommendations de bon sens que la firme de Zuckerberg avait déjà diffusées depuis un mois dans le cadre d’une campagne similaire. On retrouve ainsi les dix points appelant à « regarder attentivement les URL », « vérifier les sources » ou encore « regarder les preuves », quand il ne s’agit pas tout simplement de vérifier si ce n’est pas de la satire. Le nom de Facebook n’est pas cité dans le corps de l’annonce, la firme ne faisant apparaître que son logo dans le coin supérieur.

Il y a deux semaines, le député Damian Collins, à la tête de la Commission dédiée à la culture, aux médias et au sport, avait déjà enjoint Facebook à lutter plus efficacement contre les fake news, menaçant selon lui « l’intégrité de la démocratie » à la veille d’un vote décisif pour le pays en plein Brexit.

Au Royaume-Uni, les élections législatives – dites « générales » – élisent à la fois le parlement et le Premier ministre. La conservatrice Theresa May avait appelé à un vote anticipé le 8 juin, la mettant ainsi face au travailliste Jeremy Corbyn. Pour le mois de campagne à suivre, il ne reste plus qu’à espérer que les gens qui s’informent principalement par les réseaux sociaux achètent encore de temps en temps le journal.

Partager sur les réseaux sociaux