Selon un média israélien, c'est la société Cellebrite qui aurait apporté au FBI une proposition pour accéder au contenu de l'iPhone 5C du tueur de San Bernardino sans devoir obtenir l'aide d'Apple.

On ne sait toujours pas comment, mais on sait au moins qui. Selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth cité par l’agence Reuters, c’est le cabinet Cellebrite basé en Israël qui aurait offert ses services au FBI pour accéder au contenu de l’iPhone 5C du tueur de San Bernardino, Syed Rizwan Farook.

Lundi, le Département de la Justice des États-Unis (DOJ) a demandé à la dernière minute au tribunal de Riverside (Californie) d’ajourner l’audience prévue mardi, en expliquant qu’une mystérieuses « tierce partie » lui avait proposé les moyens de se passer d’Apple pour pirater le téléphone du suspect. Ce dernier est verrouillé, et le contenu chiffré ne peut être lu qu’avec la clé elle-même chiffrée par le code de verrouillage. Or après 10 tentatives infructueuses, la clé est effacée.

UFED, une valise tout-en-un fournie aux services d'enquête par Cellebrite.
UFED, une valise d’analyse d’appareils mobile tout-en-un fournie aux services d’enquête par Cellebrite.

Le DOJ n’aurait eu connaissance de cette proposition que samedi dernier, et demanderait à pouvoir l’éprouver avant de la mettre en œuvre et d’abandonner éventuellement son action contre Apple, ce qui éviterait toute jurisprudence défavorable à l’État. Selon ses explications, c’est la seule proposition qui lui a été faite qui a semblé suffisamment crédible et sûre.

Cellebrite ?

Fondée en 1999, Cellebrite est une filiale du groupe japonais Sun Corporation. Elle emploie plus de 400 personnes et dispose de bureaux en Israël, aux États-Unis, au Brésil, en Allemagne, à Singapour et au Royaume-Uni.

Parmi ses services, Cellebrite propose Universal Forensic Extraction Device (UFED), un service « d’investigation mobile haut de gamme utilisable par les forces de l’ordre qui extrait, décode et analyse des données exploitables à partir de smartphones, de tablettes et de dispositifs GPS portables », qui serait déjà utilisé dans plus de 100 pays. Sur son site, elle indique qu’elle dispose également d’une gamme UFED Pro Series, « destinée aux examinateurs et aux enquêteurs forensiques qui ont besoin des outils d’extraction et de décodage de données mobiles les plus exhaustifs ».

Selon des documents publics, le FBI aurait signé un contrat avec Cellebrite le 21 mars, c’est-à-dire le jour-même où le gouvernement a demandé l’ajournement de la procédure.

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