Alors qu'il propose déjà le chiffrement de bout en bout pour les messages écrits, le logiciel de messagerie instantanée WhatsApp devrait prochainement déployer une sécurité équivalente pour les appels vocaux.

Dans les semaines qui viennent, la prochaine mise à jour de WhatsApp pourrait bien porter sur le chiffrement des appels vocaux. C’est ce que rapporte le Guardian, alors qu’a lieu aux États-Unis un débat majeur autour de l’accès aux terminaux chiffrés, dont l’origine remonte à la tuerie de San Bernardino, puisqu’un des assaillants avait pris soin de chiffrer son iPhone.

Une enquête aux États-Unis

L’information du Guardian survient au moment où WhatsApp subit justement une pression du département de la justice aux États-Unis. Le New York Times indique que le ministère américain s’agace du chiffrement de bout en bout déployé par le service de messagerie instantanée — qui appartient à Facebook — pour empêcher un quelconque tiers de voir les conversations entre deux interlocuteurs.

En effet, il s’avère qu’un juge fédéral américain a approuvé une écoute électronique dans une affaire en cours, mais les enquêteurs ne sont pas en situation de déchiffrer les messages circulant sur WhatsApp, justement du fait du chiffrement de bout en bout, où seuls le destinataire et l’émetteur peuvent afficher les messages qu’ils s’envoient. Même WhatsApp ne peut pas voir le contenu de la discussion.

WhatsApp sous pression au Brésil

Ce cas particulier en rappelle un autre, survenu il y a quelques semaines au Brésil. Pendant quelques heures, le vice-président de Facebook pour l’Amérique latine, Diego Jorge Dzodan, avait été arrêté par les autorités pour le refus de l’entreprise de coopérer avec la justice dans une affaire pénale de trafic de drogue qui implique sa filiale WhatsApp ainsi que des données personnelles d’utilisateurs.

Une décision a imposé à WhatsApp de transmettre des informations sur des usagers, mais le logiciel a rappelé qu’il emploie le chiffrement et ne possède pas de copie des échanges. « WhatsApp ne peut pas fournir d’informations que nous n’avons pas », avait indiqué un porte-parole, tout en assurant de la pleine coopération du service, « dans toute la mesure de [ses] capacités » avec la justice.

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