Dans la recherche sur la voiture autonome, General Motors pourrait avoir un joker colossal par rapport à la concurrence : un parc automobile immense qui peut lui fournir des données essentielles pour éprouver ses technologies.

On ne le répètera jamais assez : ce qui fait avancer une recherche comme celle autour de la voiture autonome, ce ne sont plus tant les algorithmes que les données collectées par les constructeurs qui permettent d’éprouver à peu près toutes les situations concrètes possibles. C’est pour cela que Google fait rouler ses voitures sur les routes américaines ou que Tesla a activé la version test de son autopilote maison sur ses Model S. Ce faisant, ces compagnies prennent une avance colossale sur la concurrence en ayant à leur disposition des données de terrain, contrairement à celles qui avancent encore sur des briques théoriques.

une base de données colossale

Et General Motors n’entend pas rester à la traîne sur le sujet. Nous avons appris hier que le géant américain de l’automobile avait créé une joint venture avec Lyft pour travailler sur la voiture autonome ; nous apprenons aujourd’hui qu’elle compte commencer à collecter des données bien avant que la fonctionnalité voit le jour sur ses voitures. Grâce à la technologie de MobileEye, couplée à la connexion mobile d’OnStar déjà développée et déployée par General Motors, l’entreprise souhaite que toutes ses voitures puissent être équipées de plusieurs caméras qui lui permettront de constituer une base de données colossale sur les routes.

Cette base de données anonyme collectée par les véhicules de General Motors a un argument de taille face aux autres entreprises qui travaillent sur le même sujet : contrairement à Tesla ou à Google, General Motors vend plusieurs millions de véhicules par an (plus de 250 000 aux États-Unis pour le mois d’août 2015) sous ses différentes marques, que ce soit Cadillac, Chevrolet, Opel ou Builk. En d’autres termes, GM va avoir la capacité d’accumuler un nombre colossal de données sur lesquelles elle va pouvoir travailler pour peaufiner sa technologie. Pour l’entreprise, ajouter ces capteurs à ses voitures est une formalité : le directeur des produits a confié à The Verge qu’ils pourraient les déployer sur les véhicules dès l’année prochaine.

GM va avoir la capacité d’accumuler un nombre colossal de données sur lesquelles elle va pouvoir travailler pour peaufiner sa technologie

On comprend dès lors pourquoi un Google pourrait vouloir se lancer dans un partenariat avec Ford pour avancer sur ses propres recherches. L’idée que la donnée brute venant de la route surpasse très largement les tests n’a jamais été aussi présente dans la communication et la stratégie des entreprises, que ce soit celles issues de la tech ou celles issues de l’automobile. Et elle nous semble a priori très judicieuse.

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