Depuis 2012, l’État publie une liste de logiciels libres recommandés afin qu'elle puisse servir aux administrations. Celle-ci comprend des programmes très connus du grand public, comme Firefox et VLC, mais aussi des outils bien plus pointus.

Depuis 2012 et la circulaire Ayrault fixant les orientations pour l’usage des logiciels libres dans l’administration, le gouvernement publie chaque année une liste des programmes sur lesquels les pouvoirs publics peuvent s’appuyer. De la bureautique au développement, en passant par le multimédia, la messagerie et la navigation, la sélection effectuée par les services de l’État prétend couvrir la totalité des besoins.

Très bien accueillie par les spécialistes du logiciel libre (comme le CNLL, l’April et différents éditeurs de solutions open-source), l’initiative du gouvernement en est déjà à sa quatrième édition. Remarqué par Next Inpact, ce nouveau socle interministériel de logiciels libres (SILL), a été validé à la mi-décembre. Il propose en général un logiciel par fonctionnalité, avec des précisions selon les cas de figure.

Par exemple pour TrueCrypt, qui est un outil pour chiffrer les disques durs, le SILL précise son rôle, son statut (recommandé, en observation, en fin de vie), sa licence, s’il est dépendant d’un logiciel parent, s’il est disponible en français et sa disponibilité sur les principaux systèmes d’exploitation (Windows 7, Linux et Android).

Adressée à l’administration, la liste pourrait tout à fait convenir à d’autres usagers voulant utiliser davantage de logiciels libres. Après tout, les propositions faites par l’État ne sont pas très surprenantes. Jugez plutôt :

Honnêtement, ce sont typiquement des outils qu’un partisan du logiciel libre peut suggérer à un proche cherchant une alternative à un programme propriétaire. La liste contient aussi des propositions beaucoup plus pointues, pour répondre à des besoins très spécifiques en matière d’intégration, de réseau, de sécurité, de virtualisation ou de développement. Vous pouvez consulter la sélection dans le document Scribd ci-dessous :

Peut-être cette liste inspirera-t-elle le ministère de l’éducation nationale, qui a été critiqué par les acteurs du logiciel libre pour avoir signé fin novembre un accord avec Microsoft portant sur un investissement de 13 millions d’euros afin de faire entrer Office365 dans les écoles, former des enseignants et contribuer à l’équipement des élèves en tablettes.

Le ministère s’était défendu à l’époque de privilégier des solutions propriétaires, et avait invité ses détracteurs à lui faire des propositions en logiciels libres, oubliant que l’État, via le directeur interministériel des systèmes d’information et de communication, fournit déjà des recommandations depuis quatre ans.

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