Après le Sri Lanka, Google prépare le déploiement de Loon en Indonésie. Des accords ont été signés avec les principaux opérateurs de téléphonie pour les laisser utiliser ses ballons stratosphériques.

Le projet Google Loon s’étend. Trois mois après la signature d’un accord avec les autorités sri-lankaises consistant à déployer des ballons stratosphériques afin de fournir un accès à Internet sur l’ensemble de l’ile, c’est au tour de l’Indonésie d’entrer en piste. En effet, il a été annoncé jeudi un partenariat entre Google et les trois principaux opérateurs de téléphonie afin d’utiliser ces aérostats comme relais vers des régions reculées du pays.

C’est l’année prochaine que les trois sociétés concernées — Indosat, Telkomsel, et XL Axiata — commenceront à tester les ballons stratosphériques au-dessus de l’Indonésie. Et s’ils seront aussi en mesure « d’arroser » en réseau les localités déjà couvertes, les ballons utilisés par les trois opérateurs indonésiens devraient être avant tout sollicités pour fournir un accès à Internet dans les zones blanches.

Un projet qui semble taillé pour l’Indonésie.

Dans le cas d’un pays comme l’Indonésie, le projet Loon paraît tout à fait convenir pour atteindre des lieux difficilement accessibles ou aménageables. Car en effet, outre le fait d’être le plus vaste archipel au monde, le pays présente un relief très accidenté et doit faire face à une activité sismique et volcanique intense. Autant d’obstacles que Google Loon est susceptible d’enjamber en déployant ses installations dans le ciel.

« Loon peut aider les opérateurs à étendre leur réseau : en altitude, nous pouvons aider à surpasser les difficultés liées à la diffusion des équipements à travers un archipel de 17 000 îles faites de jungles et de montagnes, afin de fournir une connexion jusqu’aux îles les plus reculées », explique Google, qui a un autre chiffre en tête : celui des internautes. À peine un tiers des 250 millions d’habitants aurait accès au net.

L’entreprise américaine rappelle que ses ballons seront situés à une altitude très élevée, afin d’échapper d’une part aux avions de ligne, dont l’altitude de croisière est située aux alentours de 10 000 mètres, et à certains phénomènes météorologiques (grêle, foudre, rafales de vent…) qui risqueraient d’endommager les aérostats.

Google Loon

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés