Le MIT présente un prototype de robot ingérable, entouré de boyau de porc. Son but : faciliter certaines opérations médicales.

Nous sommes déjà habitués depuis de nombreuses générations à avaler des médicaments qui libèrent des substances chimiques utiles au bon fonctionnement de l’organisme. À l’avenir, nous pourrions aussi devoir avaler des capsules de robots, qui auront pour fonction de se déplacer très exactement là où le mal doit être soigné, voire de réaliser des opérations chirurgicales à l’échelle micro ou nanoscopique.

Le Massachussetts Institute of Technology (MIT), l’Université de Sheffield, et le Tokyo Institute of Technology ont ainsi présenté un prototype de capsule à ingérer, qui contient un robot minuscule replié sur lui-même. Lorsque la capsule se dissout, le robot peut se déplier et prendre la forme qui lui permet de commencer à travailler.

Pour le moment les fonctionnalités sont très rudimentaires, puisqu’il s’agit pour l’essentiel d’un aimant qui est attiré par des champs magnétiques. Il peut ainsi se déplacer dans l’estomac jusqu’à une pièce de monnaie ou une pile-bouton avalée par un individu (3 500 cas par an aux États-Unis !), et être piloté jusqu’à la sortie, par aimantation. Mais à terme, les chercheurs expliquent qu’ils veulent donner au robot son autonomie, pour qu’il puisse se déplacer tout seul et faire ce qu’il a à faire, par exemple pour soigner une plaie interne.

Le robot est une nouvelle itération des petits « robots origami » développés par le MIT depuis 2010, qui se plient et se déplient pour adopter la forme voulue. En juillet 2015, l’institut avait ainsi présenté un robot origami en métal qui pouvait se déplier sous la chaleur, et traîner un objet deux fois plus lourd que lui. La capsule est une adaptation de cette invention, recouverte de boyau de porc pour ne pas causer de brûlures lors du contact prolongé du robot avec la paroi intestinale.

Avec les progrès de la miniaturisation, on peut imaginer à l’avenir des robots qui auront leur propre caméra éclairée, et seront dotés de capteurs pour renvoyer des données aux médecins, ou aux intelligences artificielles qui les contrôleront.

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