Les Brésiliens de Hoplon se sont lancés un pari fou : associer le gameplay des Micro Machines aux règles du MOBA. Le but est clair : devenir un acteur majeur de l'eSport.

L’esport est en train de connaître un essor fulgurant depuis quelques années, donnant des envies à Psyonix (Rocket League) de professionnaliser ses joueurs ou encore à Blizzard de monter une Ligue Overwatch avec l’espoir qu’elle devienne aussi pérenne qu’un vrai championnat sportif. Dans ce contexte de tous les possibles et alors qu’il y a encore beaucoup à faire, les Brésiliens de chez Hoplon sont motivés par le désir d’avoir, eux aussi, leur part du gâteau. Peut-être pas avec autant de moyens que les géants de l’industrie vidéoludique, mais avec des idées fraîches.

MOBA x Micro Machines x eSport

Il est vrai qu’on aurait difficilement pu imaginer un MOBA dont le gameplay serait un héritier des Micro Machines et des Carmageddon. Selon toutes vraisemblances, sur le papier, un dérivé de League of Legends n’a rien à voir avec un jeu de voiture fun, convivial et simple d’accès. Cela n’a pas rebuté Hoplon, qui a décidé d’associer les deux mondes pour donner naissance à Heavy Metal Machines, dont la prise en main est immédiate, mais les possibilités de maîtrise des mécaniques énormes (comme un MOBA).

Pour des questions de lisibilité, les développeurs ont réduit les matchs à du quatre contre quatre (c’est du 5 contre 5 dans les MOBA traditionnels). Concernant le reste, en revanche, nous naviguons en terrain connu : un business model orienté free-to-play (avec des skins payantes et des packs Fondateurs), plusieurs personnages avec des pouvoirs différents, des classes de véhicule, une progression durant la même partie et des temps forts façon Overwatch.

Naturellement, dans Heavy Metal Machines, le but n’est pas de détruire une base, mais de marquer des buts à l’aide d’un ballon. Vous l’aurez compris : dès que quelqu’un s’empare de la balle, le jeu prend des allures de courses-poursuites où les coéquipiers doivent défendre l’attaquant.

Beaucoup de bonne volonté

Sur l’écran, malgré l’absence de mobs, c’est parfois un peu fouillis, mais, comme le précise Hoplon, il y a un potentiel de spectacle certain et un principe de base plus simple à comprendre qu’un MOBA classique pour le tout-venant. Le studio, qui s’autofinance et bénéficie d’aides extérieures (bourses et autres), a de toute façon coché la case esport dès le départ du projet et, en parallèle, a placé la communauté au centre de son attention (l’accès anticipé a été lancé il y a quelques mois déjà).

Autant dire que les évolutions futures ne viendront jamais bousculer cette ambition compétitive. Pour le moment, Hoplon constate avec joie que certains fans organisent des tournois eux-mêmes, ne manquant pas de les soutenir en leur fournissant des goodies et autres. Sur le long terme, il espère que des sponsors les aideront dans leur aspiration.

Hoplon vise un lancement final d’Heavy Metal Machines avant la fin d’année et envisage un portage sur les consoles (la maniabilité est compatible avec une manette, celle de la Xbox 360 est d’ailleurs gérée nativement sur PC). Avec son alternative au MOBA, trop compliqué aux yeux de certains, et sa philosophie très esport, le jeu ne manque pas de bonne volonté. Mais seul l’avenir dira si tous ses efforts seront récompensés par un succès. Rendez-vous sur Steam pour se forger un avis.

Partager sur les réseaux sociaux