Big Brother is watching you. Comment vous sentiriez-vous s'il était là, devant vous ? Peut-être aussi mal que les spectateurs qui assistent actuellement à l'adaptation théâtrale de 1984, le roman culte de George Orwell, sur les planches de Broadway.

Avez-vous déjà lu 1984 de George Orwell ? Si la réponse est non, posez ce téléphone/cet ordinateur tout de suite et filez récupérer un exemplaire de cet ouvrage littéraire de référence — nous plaisantons, bien entendu (enfin, à moitié).

Si oui, vous avez peut-être expérimenté l’étrange sentiment de malaise qui survient au fur et à mesure de cette plongée dans une dystopie totalitaire. L’évocation de Big Brother suffit à vous faire frémir ? Alors, imaginez à présent ce qu’ont dû ressentir les spectateurs d’une adaptation théâtrale de l’œuvre de George Orwell sur les planches de Broadway avec notamment Olivia Wilde dans le rôle féminin principal, celui de Julia, qui noue une relation naissante avec le héros, Winston Smith (Tom Sturridge).

Julieta Cervantes

Un public (littéralement) pris aux tripes

Entre les lumières stroboscopiques, les brusques plongées dans le noir, les sons de marteau, sans parler des scènes de torture extrême du récit, les spectateurs ne sont pas tous sortis indemnes de la représentation. Certains se sont même évanouis, quand d’autres ont été pris de vomissements. Plusieurs spectateurs se sont mis à crier, depuis leur siège, pressant les comédiens qui jouaient sur scène de faire cesser cette (fausse) torture.

Enfin, des personnes de l’auditoire se sont lancées dans une discussion qui s’est envenimée, si bien que les policiers présents ont dû intervenir. Des plaintes ont même été déposées, comme le précise The Hollywood Reporter.

Malaise physique, et émotionnel : cette adaptation de 1984 sur les planches de Broadway semble littéralement avoir pris aux tripes ses spectateurs, sur lesquels la magie de l’illusion théâtrale a fait son œuvre.

Partager sur les réseaux sociaux