Le musée d'art moderne de Tokyo propose de découvrir des courts-métrages d'animation japonaise dont certains sont vieux d'un siècle. Ces œuvres tombées dans le domaine public sont gratuites.

Le voyage de Chihiro, Perfect Blue, Akira, Ghost in the Shell, Your Name, Jin-Roh ou bien Le Tombeau des lucioles : ces dernières décennies, nombreux sont les films d’animation japonais à avoir marqué les esprits. Qu’ils soient touchants, incisifs, poétiques, étranges ou inattendus, les longs-métrages nippons n’ont aujourd’hui plus à rougir face aux productions venues d’Europe ou des États-Unis.

Mais pour en arriver à ce degré de maîtrise, qui est reconnu par les studios étrangers au point que certains lorgnent avec un peu trop d’insistance sur les œuvres du pays du Soleil levant quand d’autres les adaptent directement à Hollywood, l’industrie de l’animation a eu la chance de pouvoir s’appuyer sur une longue histoire. Cette tradition est aujourd’hui à l’honneur du centre cinématographique du musée d’art moderne de Tokyo.

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Sous-titrés en anglais

En effet, 64 courts-métrages créés entre 1917 et 1941 ont été mis en ligne sur un site du musée, rapporte The Hollywood Reporter. Pour les visualiser, il suffit de ce se rendre dans l’espace dédié et de cliquer sur l’œuvre de votre choix. Notez que le site est en japonais mais il n’est pas très difficile de naviguer dedans : il suffit de repérer où se trouve le sélecteur de page et l’icône adéquate pour lancer la lecture.

En outre, des sous-titres en anglais sont disponibles pour les films qui en ont besoin. Les titres des films sont également adaptés dans la langue de Shakespeare. Donc si vous parlez deux mots d’anglais, vous devriez pouvoir vous en tirer.

Interrogé par nos confrères, un responsable du projet explique que ces films ont été retenus principalement sur la base de l’expiration des droits d’auteur. En clair, c’est parce qu’une bonne partie figure désormais dans le domaine public que l’initiative a pu avoir lieu et permettre de faciliter l’accès à des œuvres dont certaines ont désormais un siècle. De quoi redonner de la visibilité et une seconde jeunesse à ces créations grâce au numérique.

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