Le tourisme du « digital detox » est en train de connaître une croissance intéressante. De plus en plus de personnes affirment en avoir besoin.

Le week-end, tout le monde apprécie un bon moment de relaxation. On part à la recherche de la nature ou à la découverte d’une nouvelle ville. Puis on se dit innocemment qu’on va jeter un coup d’œil rapide aux notifications de son smartphone, seulement une dernière fois. Quand vient le temps de déjeuner, on ressort l’appareil : « Tiens, c’est vraiment bon ce truc ! Je prends un petit snap et je vais publier la photo aussi sur mon Instagram  ». Mais notre regard se pose aussi sur les icônes de Twitter et de Facebook, qui semblent cacher de merveilleuses surprises… Hélas, rester déconnecté est devenu presque impossible.

Selon une étude menée par JWT Intelligence, 41 % des millenials pensent ne pas pouvoir  profiter réellement de moments de vacance à cause de la présence envahissante des smartphones. De plus, dans une étude menée en 2013 par l’agence Dagobert, 62 % des Français admettraient,  avoir besoin d’une période de déconnexion. C’est pour lutter contre cette forte dépendance que beaucoup de monde cherche aujourd’hui des expériences de « digital detox ».

Digital detox, un business d’avenir

Et ce business semble être en train de se développer très rapidement. En France, des entreprises organisent déjà des «  voyages déconnectés  », comme l’agence de voyage Into The Tribe. Le déroulement du trip est simple : on part à l’aventure vers une destination préétablie avec un groupe de personnes sans utiliser le moindre appareil électronique.

En effet, avant de partir, l’agence installe une app qui bloque toute les fonctionnalités des smartphones (il est interdit d’apporter d’autres appareils pendant le séjour), en laissant à tout le monde une seule option pour communiquer : IRL, avec sa voix. Cela permet, d’après les organisateurs, de retrouver une forme de communication plus authentique : les membres du groupe commencent à se connaître, à apprécier le temps passé ensemble et les activités proposées par le staff de l’agence (sports, loisirs, cuisine, visites etc.).

Selon Vincent Dupin, le fondateur de Into The Tribe, la grande difficulté se présente au début du voyage, puisque ce n’est pas facile de changer si rapidement une habitude de connexion quotidienne. Mais ensuite, après avoir commencé à parler et à se connaître, la magie opère et tout le monde oublie l’existence du numérique et des réseaux sociaux.

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Mood « Off-Day »

Un journaliste de Motherboard, de son côté, a choisi une option plus radicale : il s’est rendu en Amazonie pour avoir une déconnexion forcée et retrouver la paix… au prix fort (l’hôtel coûtait 300 dollars par nuit).

Ainsi, pour ceux qui ressentent le besoin de se prendre de belles vacances «  detox numérique  », il existe des tas de possibilités aujourd’hui. D’autant qu’une dépendance trop poussée aux appareils technologiques pourrait causer des troubles du sommeil, voire, dans des cas extrêmes, mener à la dépression.

 

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