Le gouvernement explique que des dispositifs d'accueil sont déployés un peu partout sur le territoire pour aider les personnes âgées et plus généralement tout individu éloigné du numérique à faire des démarches administratives malgré la dématérialisation des services publics.

La fracture numérique n’est pas seulement géographique. Elle existe aussi entre les générations : or, si certains séniors savent de toute évidence se servir avec brio d’un ordinateur, parfois plus efficacement que des jeunes « millennials », tout le monde ou presque a dans son entourage une personne du troisième âge rétive à cet univers ou qui éprouve les plus grandes difficultés à s’y mettre.

Cette situation préoccupe de longue date une partie du personnel politique, à droite comme à gauche, et fait de temps à autre l’objet de discussions au parlement. Un élu a par exemple demandé récemment des dispenses pour certains particuliers âgés qui ne sont pas équipés en matériel informatique dans le cadre de la généralisation de la déclaration des revenus sur Internet.

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CC M.Minderhoud

Le gouvernement n’ignore pas cette réalité et assure que des dispositions sont prises pour justement accompagner dans leurs démarches « les usagers les plus fragiles et les plus éloignés du numérique ». C’est ce qu’a expliqué le ministère de l’intérieur dans une réponse adressée au député Antoine Herth, qui alertait les services de l’État au sujet des obstacles rencontrées par l’une de ses administrées.

Les agents de la place Beauvau soulignent par exemple la mise en place, depuis ce printemps, de « points numériques dans les préfectures et sous-préfectures » qui sont animés par des médiateurs chargés d’accompagner les personnes en difficulté. Ces médiateurs, issus du service civique, peuvent ainsi aider la population à se servir d’un PC, d’un scanner ou d’une imprimante.

300 points numériques installés dans les préfectures et sous-préfectures

« La personne qui se présente à un point numérique sera systématiquement prise en charge et accompagnée tout au long de sa démarche sur Internet », expliquent les services de Gérard Collomb, le but étant « d’offrir un accès simple aux télé-procédures ». Selon le ministère de l’intérieur, il y a environ 300 points numériques qui sont opérationnels sur tout le territoire.

Outre ces dispositifs, l’exécutif fait savoir que les préfectures ont engagé des discussions avec les maisons de service au public « pour les inciter à proposer les nouvelles télé-procédures ». Par ailleurs, un serveur vocal interactif existe depuis mi-octobre en appelant le 3400. Il renseigne les usagers sur les divers titres (carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, certificat d’immatriculation).

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