Google News Lab et FirstDraft réunissent sous un seul drapeau une trentaine de médias français et internationaux pour lutter contre la désinformation. Cette alliance entre les rédactions vise à vérifier les sources d'articles signalés par les internautes et à démonter les rumeurs présentes sur le web.

À moins de deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril prochain, une partie des médias français poursuit son engagement contre le fléau de la désinformation avec une nouvelle initiative visant à démonter ce genre de contenus (rumeurs, fausses informations…).

Ainsi, après le lancement du Décodex, l’extension du Monde qui permet de vérifier la fiabilité d’un site et le partenariat de 8 médias français avec Facebook, l’heure est à l’engagement au sein du projet CrossCheck (« contre-vérification » en anglais), lancé ce mardi 28 février.

Cette plateforme conçue et développée par le réseau de fact-checking FirstDraft et le Google News Lab, rassemble des médias français nationaux — dont Le Monde, AFP, Libération, Les Echos, L’express, LCI –, régionaux — comme par exemple Ouest-France, La Voix du Nord, La Provence, Nice-Matin — mais aussi des médias internationaux tels que la BBC et Channel 4.

Un formulaire à destination du public

La plateforme précise le rôle de chacun de ses participants : « Chaque journaliste partagera avec des confrères d’autres organismes des notes et des données détaillant les recherches effectuées pour évaluer un contenu. Dans certains cas, ils arriveront à une conclusion concernant la véracité d’une information, mais dans d’autres il sera plus complexe de se prononcer […] Les conclusions seront publiées uniquement une fois qu’au moins un autre partenaire aura étudié et validé les vérifications réalisées. »

Les trois principes du projet se basent sur :

  • La coopération entre les médias et le public, afin qu’ils puissent contrer de manière efficace et rapide la diffusion de la désinformation sur le web et les réseaux sociaux. En effet, les internautes pourront remplir un formulaire pour signaler un article suspect, qui sera ensuite examiné par l’un des membres de CrossCheck.
  • Une mise en commun d’outils techniques et de connaissances entre les rédactions pour mieux combattre les canulars et les intox.
  • La vérification rigoureuse des sources , qu’il s’agisse de celles à l’origine du canular/mensonge ou de celles qui permettent de prouver qu’il est faux.

L’équipe du projet CrossCheck est bien consciente des limites de son initiative : « Il n’est pas toujours possible d’établir avec certitude qu’une information est vraie ou fausse. Toutefois, un certain nombre de recherches permettent de tirer des conclusions ou, du moins, de rassembler des données afin d’aider le public à se faire une opinion. Nos résultats indiqueront toujours comment nous sommes arrivés à une telle conclusion et contiendront des liens vers autant de sources que nécessaire. »

Le cœur du projet repose sur la transparence, jugée essentielle pour que les médias puissent enfin lutter de manière efficace contre la désinformation.

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