Facebook déploie son outil de lutte contre les articles de désinformation en France, avec le concours de 8 médias de premier plan. L'expérimentation s'appuie sur le travail des journalistes pour vérifier l'authenticité d'un article signalé comme faux par les utilisateurs.

Mise à jour du 3 mars 2017 : Facebook vient d’annoncer que sa fonctionnalité est désormais déployée. Les membres du réseau social peuvent maintenant lui signaler toutes les publications qu’ils soupçonnent d’être de fausses actualités. Une nouvelle option est apparue dans l’encart destiné à prévenir le site communautaire d’un problème, comme le montre la capture d’écran ci-dessous.

Article du 6 février – Après les États-Unis et l’Allemagne, Facebook poursuit sa lutte contre les articles de désinformation en France. Pour ce faire, le réseau social s’associe à 8 médias nationaux : l’AFP, Le Monde — qui vient, dans le même esprit, de déployer le Décodex –, France Médias Monde (RFI, France 24), L’Express, Libération, 20 Minutes, BFM-TV et Franceinfo,

Une fois le système déployé, une nouvelle fonctionnalité permettra aux utilisateurs de signaler une information qu’ils jugent fausse. Le lien de celle-ci est compilé dans un portail auquel ont accès tous ces médias : si deux d’entre eux la reconnaissent comme fausse après l’avoir vérifiée, le lien visible sur Facebook apparaît alors comme remis en cause et tout tentative de partage s’accompagne d’une alerte à ce sujet. Toute exploitation publicitaire est quant à elle bloquée.

Une expérimentation de 2 mois

Le Monde reconnait s’être interrogé avant d’accepter cette proposition, notamment sur le fait que Facebook demande finalement d’effectuer son travail à sa place, mais la possibilité d’empêcher — ou de limiter — directement la prolifération d’un article de désinformation a convaincu la rédaction.

Ce partenariat reste toutefois une expérimentation dont le premier bilan est attendu pour dans deux mois. Les médias décideront alors s’ils est pertinent de poursuivre sur cette lancée et, si oui, quelle compensation devrait être envisagée pour leur travail. De son côté, Facebook prévoit de poursuivre sur cette lancée dans d’autres pays prochainement.

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