Le président de la Haute Autorité chargée de superviser les primaires du PS assure que le premier tour du scrutin a été la cible d'attaques informatiques.

Les élections sont-elles désormais condamnées à subir des attaques informatiques ? Alors que le second tour de la primaire qui désignera le candidat du parti socialiste pour l’élection présidentielle française de 2017 aura lieu le 29 janvier, le président de la Haute Autorité des primaires citoyennes a révélé que le précédent scrutin avait été la cible de plusieurs attaques informatiques.

Sur le plateau d’iTélé, Thomas Clay a déclaré vendredi 27 janvier que le premier tour de la primaire — qui est entaché par des soupçons de falsification des résultats pour faire gonfler les scores de participation — a été la cible d’une tentative de déstabilisation. Selon lui, des assaillants ont cherché à perturber le bon déroulement du scrutin, sans toutefois y parvenir.

« On aurait pu avoir des attaques informatiques, on en a eu d’ailleurs. Et elles ont toutes été arrêtées par les pare-feux qui ont été extrêmement efficaces », a-t-il glissé. Mais l’intéressé n’a pas voulu en dire plus sur ces opérations. Questionné à ce propos, il a indiqué qu’il en dirait davantage lundi 30 janvier, au lendemain du second tour. Seule indication : « Elles ne sont pas venues, en tout cas, de la France ».

Les attaques ne sont pas venues, en tout cas, de la France

Thomas Clay pense-t-il à la Russie ? Il est vrai que depuis plusieurs mois, Moscou est soupçonné de chercher à peser sur les résultats des élections occidentales. Avant l’entrée en fonction de Donald Trump, Washington a accusé ouvertement le Kremlin d’avoir cherché à perturber l’élection américaine. Aujourd’hui, l’Union européenne pense que les scrutins en France, en Allemagne et aux Pays-Bas sont aussi exposés.

Une source citée par le magazine allemand Spiegel explique qu’il est « hautement probable » que la Russie va chercher à peser sur les élections européennes exactement comme aux États-Unis. Et cela peut très bien passer par des campagnes d’influence plus classiques : la désinformation est « une composante de la politique d’État » et un « outil militaire » pour le Kremlin, a-t-elle ajouté.

Crédit photo de la une : Rémi Noyon

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