LinkedIn emprunte une petite porte pour quitter le marché russe. Boycotté et attaqué par le gouvernement, le réseau social a vu ses deux applications être retirées du Google Play et de l'App Store.

Apple et Google ont reçu la demande depuis les plus hautes sphères du gouvernement russe : LinkedIn est un paria dans le pays et ses applications doivent être retirées des boutiques d’application. Cette demande émanant du Kremlin fait suite à l’interdiction du site du réseau social sur le web russe.

Les dures lois russes

Pour le gouvernement, la faute de LinkedIn est de ne pas stocker les données de ses utilisateurs russes en Russie, selon le New York Times. Or, les dernières lois russes concernant Internet obligent les sociétés à avoir leurs propres serveurs russes pour traiter les demandes et données de leurs internautes russes.

LinkedIn a donc préféré accepté la sanction russe plutôt que d’investir dans le plus grand pays du monde mais dont le nombre d’internautes restent encore limités (seulement 60 % d’une population estimée à 140 millions de personnes).

Les portes paroles du réseau social ont confirmé la suppression de ses applications russes. Le coup est dur pour la société, mais ses pertes semblent plutôt limitées. Pour Recode, un porte-parole expliquait : « Nous sommes déçus par la décision de l’agence de régulation des télécoms russe de bloquer LinkedIn. Cela empêchera nos utilisateurs russes de continuer à utiliser LinkedIn et empêchera également les sociétés du pays de se développer grâce à notre réseau.  »

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Apple et Google se sont faits plus discrets sur leur décision d’appliquer les sanctions du Kremlin, bien que le New York Times ait obtenu de Cupertino la confirmation que la demande venait bien du gouvernement.

La surprise est malgré tout loin d’être totale : LinkedIn, comme d’autres, se savait menacé par les lois russes qui obligent les startups américaines ou européennes à investir lourdement dans un pays dont les perspectives de développement ne sont pas toujours au rendez-vous.

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