Régulièrement touché par des controverses sur sa politique de modération, Facebook a l'intention de se montrer plus souple sur la publication de certains contenus.

En matière de modération, Facebook se prend fréquemment les pieds dans le tapis. Il faut dire que la tâche n’est pas simple pour le réseau social : il doit gérer au quotidien les contenus partagés et vus par près de 1,7 milliard d’internautes dans le monde. Le problème, c’est que cette masse considérable n’a pas une sensibilité uniforme face à ce qui peut être consulté en ligne.

Les choses pourraient néanmoins évoluer de manière favorable pour les membres du site qui aimeraient partager des contenus qui de prime abord ne cadrent pas tout à fait avec son règlement. En effet, le service communautaire semble disposé à lâcher du lest pour que cessent enfin les polémiques qui desservent l’image de marque de l’entreprise et dont la conclusion finit en général dans le sens des censurés.

Autoriser des contenus hors-charte

« Dans les semaines qui viennent, nous allons commencer à approuver davantage de contenus que les internautes jugent dignes d’intérêt ou significatifs, et cela même s’ils sont susceptibles d’enfreindre nos règles », avancent dans un billet de blog Joel Kaplan et Justin Osofsky, deux vice-présidents du réseau social. Reste à savoir précisément de quelle façon cet assouplissement se manifestera concrètement.

« Nous travaillerons avec notre communauté et nos partenaires pour définir exactement comment y parvenir, à la fois par le biais de nouveaux outils et des approches novatrices pour les mettre en œuvre. Notre intention est d’autoriser davantage d’images et d’histoires sans que cela ne pose de risque de sécurité ou qu’un mineur ou quiconque ne voulant pas l’être soit exposé à des images difficiles », poursuivent-ils.

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Au cours des dernières semaines, Facebook a défrayé la chronique en procédant à la censure la célèbre photo montrant une petite fille brûlée au napalm, qui a été prise en 1972 par Nick Ut et récompensée d’un Prix Pulitzer. L’affaire avait pris un tour très médiatique car un journal norvégien avait subi la censure du site communautaire tout comme la première ministre. Le site avait fini par admettre son erreur, présentant au passage ses excuses et promettant de faire mieux la prochaine fois.

Cette controverse n’est qu’une polémique parmi d’autres. La presse et les réseaux sociaux regorgent d’exemples dans lesquels Facebook a fait la démonstration d’une modération sans recul, par exemple quand il s’agit de censurer des campagnes de prévention du cancer du sein, de bloquer la diffusion de photos d’allaitement ou encore de masquer l’Origine du Monde de Courbet.

La plupart du temps, Facebook fait machine arrière sur ces décisions après un examen plus consciencieux de la situation. Gageons que la nouvelle politique de Facebook fasse gagner du temps à tout le monde en évitant des cas de figure qui pourraient être évités. Cela éviterait bien des désagréments pour les internautes subissant une modération sans nuance et une mauvaise presse pour le site américain.

À lire sur Numerama : Zuckerberg accusé de ne pas affronter lui-même le débat sur la censure dans Facebook

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