YouTube-MP3 est dans le collimateur de l'industrie du disque. Une coalition de plusieurs labels a décidé de porter plainte contre le site, considéré comme la pire plateforme de stream ripping au monde.

Surprise ! Après avoir manifesté son exaspération à l’égard du stream ripping, une pratique en plein essor chez les internautes qui consiste à enregistrer des contenus diffusés sur des services de streaming, généralement en passant par des sites tiers, l’industrie du disque lance l’assaut. Plusieurs studios d’enregistrement ont pris la décision d’attaquer en justice l’un des fleurons du genre, le très connu YouTube-MP3.

Devant un tribunal de Californie, les maisons de disques prêts à en découdre — dont UMG Recordings, Capitol Records, Warner Bros, Sony Music, Arista Records, Atlantic Records — reprochent à ceux derrière YouTube-MP3 d’avoir amassé des millions de dollars grâce à la publicité, sans jamais reverser la moindre part aux ayants-droit. Une situation inadmissible au regard de la place qu’occupe YouTube-MP3.

YouTube-MP3, pire site de stream ripping selon les ayants droit

Pour les plaignants, YouTube-MP3 n’est en effet pas n’importe quel site. Il s’agit de la plus grosse plateforme de stream ripping au monde. Il est donc capital de s’attaquer au champion, d’une part pour le neutraliser (l’abandon des activités de YouTube-MP3 est exigé, tout comme la saisie du nom de domaine) et d’autre part pour adresser un message à toute la galaxie des autres sites de stream ripping.

Dans ce bras de fer judiciaire, l’industrie du disque pourrait bénéficier d’un allié : Google. L’entreprise n’a jamais tenu YouTube-MP3 dans son cœur. En 2012, la firme de Mountain View l’avait intimé de cesser ses activités, sans succès : le site est toujours actif quatre ans plus tard. Pour justifier son action, Google s’est appuyé sur ses conditions d’utilisation qui s’opposent à l’utilisation de convertisseurs.

C’est peu ou prou la même stratégie que suit Google aujourd’hui contre TubeNinja, avec une mise en demeure pour qu’il cesse de proposer un outil en ligne permettant de prendre une vidéo sur YouTube, copier / coller son URL dans le champ prévu à cet effet de cliquer sur le bouton pour enclencher la conversion dans le format d’arrivée de son choix. Pour l’heure, TubeNinja n’a pas cédé face à Google.

À lire sur Numerama : L’industrie du disque s’agace qu’on puisse enregistrer le streaming

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