Si vous pensiez que BitTorrent était allé au bout de ce que l’on peut faire pour la rapidité du P2P, vous vous trompez. C’est en tout cas ce que semble démontrer les travaux de deux chercheurs de l’Université de Northwestern qui ont mis au point un plugin qui, implanté sur Azureus, a permis d’accélérer en moyenne de 31 % les transferts réalisés entre pairs. Plus qu’un essai de laboratoire, les résultats ont été tirés des tests de près de 150.000 utilisateurs. De quoi leur donner un certain crédit.

Le principe de ce plug-in baptisé Ono, et qui peut être adapté sur tous les logiciels de P2P, est assez simple. Il utilise les mesures réseau de différents réseaux de distribution de contenus (CDN) comme Akamai pour évaluer la proximité et la rapidité entre deux pairs du réseau. Les transferts se font ainsi prioritairement entre les pairs les plus proches, tandis que les échanges les plus longs, les moins fiables et les plus coûteux sont abandonnés.

Ce principe vous dit peut-être quelque chose si vous êtes un fidèle lecteur de Numerama (et sinon, il faut le devenir, la preuve !). C’est en effet très proche du protocole P4P que Pando et Verizon essayent d’imposer aux Etats-Unis, pour accélérer les transferts en P2P tout coûtant moins cher en bande passante aux fournisseurs d’accès. L’idée n’est pas nouvelle, mais elle trouve ici pour la première fois son application concrète. A l’heure où nous publions ces lignes, Ono revendique 150.767 utilisateurs.

Les deux chercheurs Fabián E. Bustamante et David Choffnes affirment que la vitesse de transfert est améliorée en moyenne de 31 % sur les connexions qui sont d’habitudes saturées, et de 207 % dans les environnements où la bande passante disponible est généreuse.

Pour en bénéficier, il suffit de télécharger et installer Azureus (seule application BitTorrent supportée pour le moment), puis de télécharger et installer le plug-in Ono.

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