Après avoir gagné 1 million de dollars en une semaine sans le moindre DRM, le groupe canadien The Barenaked Ladies donne un coup de main au site AmieStreet.com en offrant gratuitement son dernier album... pour un temps.

Les Barenaked Ladies ne sont pas un groupe comme les autres. Ils font partie avec Avril Lavigne, Sarah McLachlan ou encore Billy Talent des artistes partis en rebellion contre la RIAA et son alter-égo canadien, la CRIA. Le groupe a été le premier grand groupe au monde à proposer sa musique sans DRM directement sur MySpace, avec leur dernier album Barenaked Ladies Are Men. Ils bénéficient bien sûr de l’influence de leur manager rebrousse-poils, Terry McBribe.

A partir de ce mardi 6 mars, les Barenaked Ladies franchissent une nouvelle étape dans leur nage à contre-courant. Les Canadiens vont offrir gratuitement (pendant un temps limité) leur musique sur Amie Street, un nouveau site de vente de musique en ligne sans DRM au concept novateur. A l’opposé du prix unique à 99 centimes imposé par iTunes, la plate-forme propose aux artistes de faire d’abord connaitre leur musique gratuitement puis de bénéficier d’une hausse automatique et progressive du prix, en fonction de leur popularité (du nombre de ventes). Les prix des chansons peuvent alors varier au sein même des albums entre 0 dollars et 98 centimes, et la part reversée aux artistes est de 70 % des revenus, soit beaucoup, beaucoup plus que la part traditionnelle accordée par les maisons de disques (autour des 10 % brut). Et bien sûr contrairement à ces dernières, Amie Street ne se réserve aucun droit d’auteur sur les chansons distribuées.

L’internaute récompensé lorsqu’il achète et fait connaître

Motivé par une philosophie du gagnant-gagnant au service de la musique, le site veut aussi récompenser les internautes qui participent à la promotion des artistes. Un système de recommandation permet ainsi à l’internaute de recommander aux autres une chanson méconnue qu’il a acheté sur Amie Street, et d’en tirer un bénéfice direct si le prix de la chanson augmente par la suite. Si par exemple l’utilisateur recommande une chanson qui était gratuite et que le prix augmente à 98 centimes, il recevra la différence (98 centimes) en bon d’achat pour découvrir d’autres chansons. Et pour rendre ces recommandations efficaces, le site n’autorise qu’un nombre limité de « RECs », qu’il faut obtenir en achetant des chansons…

De quoi donner un grand coup de vieux à iTunes et à toutes les plate-formes de musique en ligne qui se contentent encore de vendre la musique comme des paquets de lessive.

(Notez qu’à l’heure où nous publions cet article, l’album des Barenekad Ladies n’est pas encore disponible gratuitement sur Amie Street)

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