Si Google travaille sur la voiture autonome, l'entreprise américaine n'a pas pour autant l'intention de devenir un constructeur automobile à part entière. Elle préfère de loin coopérer avec les firmes du secteur.

L'industrie automobile peut souffler. Google n'a pas l'intention de construire lui-même des voitures même s'il mobilise d'importants moyens dans le cadre de son projet d'automobile autonome. La firme de Mountain View, qui communique beaucoup à ce sujet, estime de toute façon que ce n'est pas quelque chose qui est dans ses cordes, même si ses moyens financiers sont considérables.

"Ce n'est pas quelque chose que nous pourrions faire seuls. Par ailleurs, Google n'a pas l'intention de devenir un constructeur automobile", a déclaré Philipp Justus, qui chapeaute les activités du groupe en Allemagne, en Autriche et en Suisse mais aussi en Europe centrale et orientale, dans des propos rapportés par Reuters. Le groupe souhaite plutôt travailler en étroite collaboration avec les firmes du secteur, estimant que son savoir-faire en la matière est très précieux.

Il faut dire que Google obtient des résultats très satisfaisants sur le niveau de sécurité de ses voitures expérimentales. Il y a certes eu un incident récemment, mais c'est le conducteur de derrière qui était en cause, et non pas le système de pilotage automatique. Celui-ci applique en effet scrupuleusement le code de la route et ne montre jamais le moindre signe de fatigue, d'étourderie, d'empressement ou d'agacement.

Mais cette application totale du code de la route est peut-être aussi un problème, du moins tant qu'il y aura à la fois des voitures autonomes et des véhicules dirigés par des humains. Comme le note le New York Times, les conducteurs font, par la force des choses, des écarts. Or ces derniers sont généralement compensés par les autres conducteurs, qui s'adaptent à la situation.

Un exemple parmi d'autres : à un croisement, il n'est pas rare que les conducteurs s'organisent directement entre eux pour décider de qui passe en premier, en faisant un geste de la main ou en maintenant un contact visuel pour se laisser la priorité, même si le code de la route indique d'autres règles. Une erreur peut alors être commise, mais les contacts entre conducteurs rattrapent le coup.

( photo : CC BY Steve Jurvetson )

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