En Grande-Bretagne, un homme qui détenait des centaines d'images zoophiles sur son ordinateur a été condamné après qu'un ransomware l'a incité à se rendre à la police.

L'homme de 61 ans qui avait franchi en 2013 la porte du commissariat de police de Warwick Bridge, en Grande-Bretagne, était venu pour confesser un délit. Oui, il a bien téléchargé près de 600 images de "nature pornographique extrême", qui ne mettaient pas en scène (que) des hommes ou des femmes, mais des animaux exploités pour se livrer à des expériences sexuelles que la morale et la loi réprouvent. La justice vient de le condamner à un an de "community order", qui remplace la prison par des travaux d'intérêt général ou autres exigences considérées comme adaptées par le juge (par exemple de traitements psychiatriques).

Mais s'il s'était présenté spontanément à la police pour se rendre, c'est parce que l'homme ne pouvait plus utiliser son ordinateur, et qu'il s'est fait arnaquer. Il avait en effet été contaminé par un un ransomware, c'est-à-dire un logiciel qui bloque l'utilisation de l'ordinateur en se faisant passer par la police ou toute autre administration, et  qui exige le paiement d'une amende pour le débloquer (un ransomware se faisant passer pour la Hadopi avait beaucoup circulé en France). Mais lorsque l'amateur d'animaux maltraités a payé son "amende" de 100 livres sterling, rien ne s'est passé. C'est ce qu'il l'a amené à se rendre au poste de police, et à confesser la possession d'images zoophiles, qu'il a admis avoir téléchargées, mais pas avoir regardées.

L'article du journal local britannique ne dit rien sur la nature du ransomware mais Hackread pense qu'il s'agissait d'un ransomware spécialement conçu pour piéger les zoophiles. Ce ne serait pas une première. La même année, un homme de Virginie s'était rendu à la police pour avouer la possession d'images pédopornographiques, incité à le faire par un logiciel vengeur, qui affirmait que le FBI était sur ses traces et qu'il ferait mieux de se rendre de lui-même.

Ces outils étant néanmoins utilisés la plupart du temps pour escroquer d'honnêtes gens, la police a fait de la lutte contre les ransomwares une priorité dans la cybercriminalité, une réunion spéciale d'Interpol sur ce sujet ayant été convoquée dès 2012.

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