Si votre ordinateur paraît bloqué et qu'un message vous demande de payer une prétendue amende pour piratage, ne payez pas. La Hadopi prévient qu'un nouveau "ransomware" sévit actuellement, mais qu'il s'agit d'une arnaque.

Mercredi, la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet (Hadopi) a mis en garde contre "une tentative d’escroquerie ayant pour conséquence le blocage de leur ordinateur", dont auraient été victimes plusieurs internautes ces derniers jours. "L’objectif de cette fraude est de bloquer l'ordinateur de l’utilisateur et de lui demander de payer une somme d’argent pour débloquer ce dernier", explique la Haute Autorité, qui ne précise pas explicitement que le message accuse l'internaute d'avoir piraté des oeuvres et lui demande d'en payer réparation pour retrouver le contrôle de son ordinateur.

"La Haute Autorité rappelle aux internautes que, dans le cadre de la procédure de réponse graduée, seul le juge peut prononcer une amende au titre de la négligence caractérisée", indique le communiqué de la Hadopi. Et encore, seulement "dans l’hypothèse où, au terme de la procédure de réponse graduée, la Commission de protection des droits décide une transmission du dossier au parquet".

La Hadopi encourage les internautes qui seraient victimes d'une telle tentative d'escroquerie à "déposer plainte", et invite les internautes qui le souhaitent à la contacter.

Ces écrans de blocage ne sont pas nouveaux. En mai 2012, 14 états membres de l'Union Européenne s'étaient réunis dans les bureaux d'Europol pour discuter de ces "ransomwares", qui prennent différentes formes en fonction des pays visés. 

"Plus d'un million d'euros par an de revenus"

En 2011, un virus avait déjà circulé en France, qui provoquait l'affichage d'un message à en-tête de la gendarmerie, réclamant le paiement de 200 euros pour "débloquer votre ordinateur". "Si vous ne payez pas (dans les 3 jours impartis), votre ordinateur sera confisqué et votre cas sera soumis au tribunal", prévenait le message.

Le 14 février dernier, l'éditeur de solutions anti-virus Trend Micro avait annoncé avoir "contribué à l'arrestation des membres d'un gang de cybercriminels à l’origine du ransomeware Reveton", mais en prévenant que "le ransomware Reveton reste actif et qu’il est utilisé par d’autres cyberdélinquants".

Pierre Siaut, Security Expert Team Leader chez Trend Micro, a indiqué à Numerama que "les revenus générés par cette menace sont estimés à plus d´1 million d'euro par an, on estime donc le nombre de victimes a plusieurs dizaines de milliers de personnes". 

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