L'appel de Julian Assange pour demander à la cour suprême suédoise d'annuler le mandat d'arrêt dont il fait l'objet a été rejeté. Toujours coincé dans l'ambassade équatorienne, le fondateur de Wikileaks a toutefois encore quelques cartes en main.

L'espoir s'amenuise pour Julian Assange. Lundi, la cour suprême suédoise a rejeté l'appel du fondateur de WikiLeaks dans la très étrange affaire d'agression sexuelle pour laquelle il fait l'objet d'un mandat d'arrêt et d'une demande d'extradition. En conséquence, l'Australien de 43 ans n'a pas d'autre choix que de rester cloîtré dans l'ambassade d'Équateur à Londres, dans laquelle il est réfugié depuis bientôt trois ans.

Si le mandat d'arrêt avait été annulé par la cour suprême suédoise, Julian Assange aurait vraisemblablement pu quitter l'enceinte diplomatique sans être inquiété par la police londonienne pour rallier l'Équateur, qui lui a proposé l'asile politique. À moins que celle-ci n'ait reçu l'instruction de l'arrêter malgré tout pour le remettre aux autorités américaines, qui le poursuivent pour avoir divulgué des documents confidentiels.

Dans le cas de l'extradition vers la Suède, le parquet veut entendre Julian Assange à propos des accusations dont il fait l'objet. Celui-ci aurait eu une aventure avec deux jeunes femmes en 2010. Celles-ci étaient consentantes, mais lors du rapport sexuel, un incident serait survenu avec le préservatif, qui aurait été retiré ou percé sans l'autorisation des deux intéressées.

Pour Julian Assange, ces allégations sont totalement fausses. Elles ne sont là que pour constituer un motif d'extradition vers la Suède, première étape avant son transfert aux États-Unis.

Si la situation se complique pour le fondateur de WikiLeaks, tout n'est pas perdu. Le parquet suédois, bien conscient que certains faits seront prescrits dans quelques mois, a accepté de lâcher du lest en mars en confirmant la tenue d'un interrogatoire directement dans l'ambassade équatorienne. Ce sera l'occasion pour lui de donner sa version des faits.

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