Vous n'avez pas compris comment les boîtes noires qui rechercheront des terroristes impacteront votre vie privée et votre liberté d'expression, alors que vous n'avez rien à vous reprocher ? Regardez Klaire vous l'expliquer.

Vous vous souvenez peut-être que dans un article récent sur les critiques du Conseil de l'Europe contre la surveillance de masse, nous avions cité les propos tenus à l'ONU par les Catalina Botero, Rapporteuse spéciale sur la liberté d’expression auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, qui expliquait l'an dernier les dangers pour la liberté d'expression de la simple idée d'être potentiellement surveillé. L'experte expliquait que l'impact de la surveillance "pouvait être soit direct, quand ce droit ne pouvait être exercé anonymement à cause d’une surveillance, soit indirect, quand la simple existence de mécanismes de surveillance pouvait avoir un effet paralysant, inspirer la crainte et inhiber les personnes concernées en les contraignant à la prudence dans leurs dires et leurs agissements".

C'est aussi ce que nous rappelions à Bernard Cazeneuve lorsque le ministre de l'Intérieur s'est cru autorisé à prétendre que la vie privée n'était pas une liberté individuelle mais un simple droit, d'ailleurs dérogeable.

Et c'est enfin ce qu'avait dit la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Navi Pillay, en disant en juin 2014 aux Etats qu'il "ne suffit pas que les mesures (de surveillance) soient ciblées pour trouver certaines aiguilles dans une botte de foin ; ce qu’il convient d’examiner, c’est leur impact sur la botte de foin, au regard du risque de préjudice, c’est-à-dire déterminer si la mesure est nécessaire et proportionnée".

Mais si les langues de juristes vous fatiguent, le mieux est encore de voir, concrètement, ce que ça veut dire. Et Klaire (créatrice de la chaîne Dans Ton Flux) l'a parfaitement illustré dans cette vidéo qui parle du danger des boîtes noires pour votre vie privée, et donc vos libertés :

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