Les serveurs IMAP et SMTP d'Outlook ont été la cible d'un piratage survenu en Chine le week-end dernier. Alors que tous les regards se tournent vers Pékin, un porte-parole de l'administration assure que le pays n'a rien à voir avec cette attaque.

En début de semaine, l'observatoire GreatFire.org, dont la tâche consiste à relever les mesures prises par le gouvernement chinois pour censurer Internet, a signalé que les serveurs IMAP et SMTP d'Outlook ont fait l'objet d'une attaque informatique de type "homme du milieu" (MITM).

Dans le cas de la messagerie de Microsoft, l'opération s'est déroulée en remplaçant les certificats de Microsoft par des faux. Si les victimes acceptent de s'en servir malgré le message d'avertissement affiché au moment de la vérification du certificat, alors leur correspondance peut être lue sans difficulté par ceux à l'origine de l'attaque MITM.

De l'avis de GreatFire.org, l'administration chinoise en charge du cyberespace est forcément derrière cette action, qui n'a pas été revendiquée. Son ampleur et le passif de Pékin en matière de surveillance des communications sur Internet sont en effet deux indices qui laissent à penser que l'opération a été approuvée d'une façon ou d'une autre par l’État chinois.

Une accusation que rejette évidemment le porte-parole du service incriminé. Les éléments pointant du doigt le département en charge du cyberespace sont qualifiés de "calomnies sans fondement" véhiculées par des organisations étrangères hostiles à la Chine dont le but est de "salir" le système de gestion du net chinois, rapporte Xinhua.

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