La France peut se vanter de son administration électronique. Celle-ci vient en effet d'être distinguée dans un récent classement établi par l'ONU sur les services publics en ligne. Le pays est classé au quatrième rang mondial et au premier rang européen.

La France ne fait pas que reculer dans les classements internationaux. Il lui arrive aussi de progresser dans certains secteurs. En matière d'administration électronique par exemple, le pays a fortement progressé en dix ans. C'est le constat qu'a fait le département des affaires économiques et sociales des Nations Unies. Dans ce domaine, la France est l'un des pays les plus en pointe.

La France, en tête de l'e-administration

Dans l'enquête pour l'année 2014, la France se situe au quatrième rang mondial en matière d'administration électronique, derrière la Corée du Sud, l'Australie et Singapour. De fait, elle figure à la première place lorsque l'on ne se concentre que sur les pays européens. Le top 10 est complété par les Pays-Bas, le Japon, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et la Finlande.

Un effort de longue haleine

Secrétaire d'État en charge du numérique au sein du gouvernement, Axelle Lemaire n'a évidemment pas manqué de relayer l'excellent classement de la France sur Twitter. Il faut dire que le pays revient de loin. Jusqu'en 2008, la France ne figurait pas dans le top 10. Elle est arrivée en neuvième position cette année-là, puis sixième en 2012, après un léger recul en 2010 (dixième).

Si l'exécutif actuel profite des conclusions de cette enquête, il faut souligner que l'effort dans ce domaine s'est poursuivi malgré les changements de majorité. On se souvient par exemple de la décision en 2010 prise en conseil des ministres de renforcer la dynamique visant à développer l'administration électronique ou encore de simplifier de la relation numérique à l'usager.

Logiciel libre, données publiques ouvertes

Pour composer ce classement, le département onusien s'est basé sur différents critères incluant l'étendue des services en ligne, leur qualité, le niveau des infrastructures de télécommunications dans le pays et les ressources humaines existantes. En la matière, la France a particulièrement bénéficié de son score dans l'index des services en ligne, puisqu'elle est arrivée première

Dans le chapitre consacré à la France, l'ONU souligne également le mouvement de l'administration publique en direction des logiciels libres afin de limiter les dépenses en informatique (circulaire Ayrault) ou encore la création d'un service interministériel pour l'ouverture des données publiques (Etalab), même si beaucoup de chemin reste encore à parcourir.

Dans ce domaine, signalons l'existence du site "Faire Simple" lancé l'an dernier par le gouvernement. Cette plateforme vise à recueillir toutes les propositions de modernisation de l'action publique

La France forte dans l'e-administration… pas dans l'e-démocratie

Si l'ONU applaudit aujourd'hui la qualité de l'administration électronique de la France, il convient de souligner que ses performances dans ce domaine ne signifient pas que le pays est au niveau en matière d'e-démocratie.

La France est très efficace pour le déploiement des services administratifs sur Internet, mais il reste d'énormes progrès à faire pour utiliser Internet pour améliorer les processus décisionnels, notamment législatifs. Il n'y a pas de par exemple de "We The People" en France, qui permette aux internautes d'obliger le gouvernement à s'exprimer sur un sujet s'il y a assez de signatures.

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