Le conseil des ministres a annoncé ce mercredi son intention de renforcer la dynamique visant à développer l'administration électronique. Plusieurs chantiers ont été lancés, dont certains s'appuient sur des propositions formulées cet été par Franck Riester.

En plus de ses fonctions au sein du collège de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet, Franck Riester est également député de la Seine-et-Marne à l’Assemblée nationale. C’est à ce titre que l’ancien rapporteur des deux lois Hadopi a été chargé de réfléchir à une stratégie de développement pour améliorer et renforcer la relation numérique à l’usager.

Appuyé par un groupe d’experts comprenant notamment la directrice générale de Voyages-SNCF, le directeur de la relation client d’Orange France, le directeur général adjoint de la Bibliothèque nationale de France et le co-fondateur de Dailymotion, Franck Riester a donc formulé 25 propositions articulées autour de trois axes dans le cadre de la modernisation des politiques publiques (.pdf).

  • fournir un accès lisible, simple et cohérent pour les services en ligne de l’administration ;
  • offrir plus de services personnalisés ;
  • donner la parole aux usagers pour améliorer le service public et pour innover ;

Au cours du conseil des ministres de ce mercredi, le gouvernement a annoncé son intention de poursuivre et renforcer la dynamique prise depuis 2007 à travers un plan d’action visant à « améliorer la qualité des services publics et développer l’administration électronique« . L’objectif étant de « simplifier le paysage numérique de l’État » afin de « lui assurer une meilleure lisibilité« .

Réagissant au compte-rendu du conseil des ministres, Franck Riester a estimé aujourd’hui dans un communiqué que « cette nouvelle phase illustre l’ambition du gouvernement en faveur du développement d’une administration numérique, qui rationalise le fonctionnement de notre administration et améliore notablement le service aux usagers« . Cette rationalisation se traduit notamment par une réduction du nombre de sites Internet.

Les administrations centrales devront ainsi diviser par dix le nombre de sites web d’ici deux ans. L’objectif est d’arriver à une soixantaines de sites Internet en 2012. Les services personnalisés devraient émerger plus rapidement. Cela se traduira par l’extension du compte « Mon.Service-Public.fr » au compte fiscal et à Pôle Emploi. Les utilisateurs pourront accéder à de nombreux services administratifs avec un identifiant unique.

« Des résultats significatifs, tels que le déploiement de la nouvelle génération de passeports biométriques ou la dématérialisation des formulaires administratifs sont d’ores et déjà palpables pour l’usager dans son rapport à l’administration » a poursuivi Franck Riester, qui voit le développement de l’administration numérique comme un « levier essentiel » pour améliorer la qualité de service et la modernisation de l’État.

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