Trois mineurs de Côte-d'Or ont été arrêtés par la gendarmerie et convoqués devant le tribunal pour avoir relevé un défi sur Facebook, consistant à jeter des oeufs contre des immeubles. 

Jeter des oeufs sur des façades d'immeubles, à travers des fenêtres ou dans des cages d'escaliers n'est pas seulement du gâchis, c'est aussi potentiellement un délit. Comme le notent Bien Public et Next Inpact, la gendarmerie de Quétigny (Côte-d'Or) a ainsi annoncé fièrement sur sa page Facebook qu'elle avait mis la main sur trois jeunes adolescents qui s'étaient filmés en train de commettre de tels actes d'incivilité, et avaient diffusé leurs vidéos.

"Il s'agissait pour eux de relever un défi lancer (sic) sur Facebook par leurs copains", écrivent les gendarmes qui reconnaissent volontiers que "bien entendu, ce ne sont pas des actes graves", mais qui rappellent qu'ils "provoquent l'exaspération de ceux qui en sont victimes".

Les trois suspects, tous mineurs, ont reconnu une dizaine de faits, et sont convoqués le 10 septembre prochain devant le délégué du procureur de la République, "pour les délits de dégradations en réunion".

La peine devrait rester minime, si la justice ne se contente pas d'un rappel à la loi. Selon l'article 322-1 du code pénal, "la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende, sauf s'il n'en est résulté qu'un dommage léger", ce qui est le cas d'un simple jet d'oeufs. Lorsqu'elle est commise par "plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice" ; la peine peut être portée jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende, mais là encore uniquement si les dommages causés ne sont pas légers.

"Les œufs devraient rester à leur place pour quelques temps !", conclue la gendarmerie, dont l'action a été saluée dans les commentaires. 

(illustration : CC Claire Alexander)

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