Motorola a présenté le Vivalnk, un tatouage qui permet de s'identifier sur son téléphone mobile en NFC. Le projet avait déjà été présenté dans une conférence où la firme annonçait aussi son intention de proposer des pilules qui permettent de s'identifier avec tout son corps.

A quel point notre corps humain deviendra-t-il une prolongation de notre environnement numérique, dans une forme de symbiose menant au transhumanisme ? Cherchant à trouver le moyen d'identifier l'utilisateur d'un téléphone mobile de la façon la plus fluide possible, Motorola a présenté une version pour Moto X du tatouage NFC mis au point par Vivalnk.

Portable pendant près d'une semaine, le tatouage se pose sur la peau de l'utilisateur, et permet de débloquer le smartphone en l'approchant du tatouage. Le Vivalnk est vendu par pack de 10, et résiste à l'eau. 

L'ambition de Motorola et de Vivalnk est cependant bien plus grande que le simple déblocage d'un téléphone mobile, qui peut se faire par code PIN, lecture d'empreintes digitales ou même reconnaissance facile. A terme, la firme veut se servir de technologies très minimalistes pour identifier les utilisateurs de tous objets connectés, sans qu'ils aient quoi que ce soit à faire.

Des pilules pour irradier son identité

Cette identification transparente est aussi et surtout l'ambition de Google, qui avait acheté Motorola Mobility et fondé le laboratoire Advanced Technology and Projects (ATAP), responsable du développement du tatouage. Seul l'ATAP et ses têtes pensantes avaient été conservées lors de la revente de Motorola à Lenovo.

Regina E. Dugan, qui dirige l'ATAP, avait expliqué très sérieusement l'an dernier que la société travaillait par exemple à l'ingestion de pilules qui, activées par les acides présents dans l'estomac, permettent à tout le corps d'irradier une signature unique identifiante.

"Je prends des vitamines tous les jours. Et si je pouvais prendre des vitamines d'identification ?", avait-elle demandé dans une conférence aux Etats-Unis, en présentant un prototype de pilule. "Lorsque vous l'avalez, les acides dans votre estomac servent d'électrolyse (…) et fondamentalement, votre corps entier devient votre clé d'authentification".

"C'est mon premier super-pouvoir. Ca veut dire que mes bras sont comme des fils, que mes mains sont comme des pinces. Quand je touche mon téléphone, mon ordinateur, ma porte, ma voiture, et je suis authentifiée".

"Ce n'est pas de la science-fiction", avait-elle prévenu en ajoutant que les autorités sanitaires américaines avaient déjà validées le prototype mis au point par Proteus, une société de biotechnologie française.

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