Publié par Guillaume Champeau, le Jeudi 17 Juillet 2014

Bing propose à son tour le "droit à l'oubli" en Europe

Le moteur de recherche de Microsoft a mis en ligne son propre formulaire de droit à l'oubli pour les internautes qui demandent à supprimer un résultat de recherche qui les dérangent.

Rien n'obligeait Microsoft à suivre aussi rapidement Google dans la mise en place du "droit à l'oubli" souhaité par la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE), mais la firme de Redmond a choisi de s'y plier sans attendre. Le moteur de recherche Bing propose désormais son propre formulaire de droit à l'oubli, offert aux seuls résidents européens.

Plus clair que celui de Google, le formulaire demande aux internautes qui souhaitent la suppression d'un résultat de recherche s'ils ont un quelconque rôle dans une association, entreprise, ou collectivité mentionnée dans la page à censurer, s'ils sont une "personnalité publique", et les raisons pour lesquelles ils souhaitent faire censurer ces résultats.

"Ces informations nous aideront à établir le bien-fondé de votre demande en considération du respect de votre vie privée de l'intérêt général, de la liberté d'expression et du libre accès à l'information, tel que prescrit par les lois et réglementations françaises et européennes", explique Microsoft. "Au regard de ces éléments, toute demande n'aboutira pas à la suppression systématique des résultats de recherche".

Des règles imprécises en débat

La firme précise également que "en raison des nombreuses questions qui ont été soulevées concernant l'application de la récente décision de la Cour de justice de l'Union européenne relative à ce sujet, le présent formulaire et les procédures connexes peuvent changer au regard de l'évolution de la réglementation en la matière", et que "toutes les demandes seront réévaluées au fur et à mesure de l'évolution de la réglementation".

De son côté, Google a d'abord joué le pourrissement avec le droit à l'oubli, en l'accordant avec un zèle censé démontrer la dangerosité démocratique de l'exigence de la CJUE, qui s'accorde mal avec la protection de la liberté d'information. Cette stratégie visait à provoquer un débat public sur la légitimité du droit à l'oubli, pour obtenir que le législateur modifie la loi et annule de fait l'arrêt de la CJUE. Cependant Google a finalement pris acte des pouvoirs judiciaires qui lui étaient confiés, et créé un "comité consultatif" de 10 personnalités pour établir les critères qui doivent conduire les moteurs de recherche à accepter ou refuser un droit à l'oubli, en fonction des intérêts en cause.

"Nous espérons que les conclusions du comité consultatif seront utiles à d'autres personnes qui pourraient être touchées par la décision de la Cour", avait prévenu Google, en visant notamment son concurrent Bing.

Publié par Guillaume Champeau, le 17 Juillet 2014 à 11h00
 
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Commentaires à propos de «Bing propose à son tour le "droit à l'oubli" en Europe»
Inscrit le 05/04/2011
1695 messages publiés
Inscrit le 16/10/2011
1912 messages publiés
à supprimer
[message édité par liolfil le 17/07/2014 à 15:58 ]
Inscrit le 25/10/2011
10 messages publiés
Moi j'ai le droit d'oublier bing et google...
Inscrit le 20/09/2009
6479 messages publiés
Et Exalead ?
Et Lycos ?
Et Gigablast ?
etc...

Je suis quand même étonné que le fait de proposer un formulaire de droit à l'oubli n'a pas été breveté.
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