A défaut de pouvoir sanctionner Edward Snowden, qui est en fuite en Russie, la NSA a révoqué les droits de trois collaborateurs de l'agence, dont l'un a fini par démissionner.

En novembre dernier, l'agence Reuters avait affirmé que l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden avait pu obtenir les documents confidentiels qu'il a en partie divulgués en persuadant 20 à 25 collègues de lui communiquer leurs informations de connexions. Administrateur système, Snowden aurait profité de leur naïveté pour faire croire qu'il avait besoin de leurs identifiants pour effectuer son travail de maintenance.

Ce jeudi, la NBC délivre une version sensiblement identique, mais à moindre échelle. La chaîne américaine cite une note (.pdf) adressée au Congrès par l'agence de sécurité américaine le 10 février dernier. La note dit que "trois collaborateurs de la NSA ont été impliqués" dans la divulgation des documents relatifs aux programmes de surveillance massive mis en oeuvre par l'agence. "Un civil employé par la NSA, un membre militaire en service actif, et un contractant".

Le civil a avoué avoir fourni le 18 juin 2013 à Snowden son certificat PKI (Public Key Infrastructure) pour lui permettre d'accéder sur le réseau intranet de la NSA (NSANet) à des documents protégés. Il aurait alors entré son mot de passe sur l'ordinateur d'Edward Snowden, lequel en aurait profité pour le mémoriser à son insu, et accéder à d'autres informations. La NSA a décidé le 20 novembre 2013 de révoquer ses droits d'accès, et il a fini par démissioner le 10 janvier 2014.

Les deux autres collaborateurs, l'un militaire, l'autre sous-traitant, ont vu leurs droits révoqués en août 2013, sans que le degré de leur implication soit précisée dans la note. Il appartiendra cependant à leurs directions respectives de prendre des sanctions.

Aucune poursuite pénale n'est évoquée dans le document, contrairement à Edward Snowden qui reste poursuivi pour espionnage.

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