Rovio, l'éditeur d'Angry Birds, est revenu sur les récentes publications évoquant une surveillance de la NSA via certaines applications mobiles très populaires, comme son jeu vidéo ou Google Maps. L'entreprise assure n'avoir aucune relation avec la NSA et suppose que l'agence utilise des réseaux publicitaires tiers pour capturer des données personnelles.

En début de semaine, des documents confidentiels publiés par la presse anglo-saxonne ont mis en lumière une nouvelle technique de la NSA pour collecter des informations. Ainsi, l'agence de renseignement américaine "met sur écoute" certaines applications mobiles très populaires, comme le jeu Angry Birds ou le service de cartographie Google Maps, à l'insu des éditeurs.

Questionnée sur cette affaire, l'entreprise finlandaise à l'origine d'Angry Birds, Rovio, avait alors manifesté sa stupeur à la découverte de ces méthodes d'extraction de données et affirmé n'avoir jamais participé à un quelconque programme de la NSA.

Craignant naturellement des répercussions très négatives sur ses activités, Rovio s'est empressé de diffuser un communiqué dès le lendemain de la publication des premiers articles pour réaffirmer sa position : l'entreprise "ne fournit pas de données sur l'utilisateur aux agences de surveillance du gouvernement". Elle n'a aucune connivence avec ces organismes, ni aucune collaboration en cours.

Rovio suppose que la NSA passe par des réseaux publicitaires tiers, qui sont utilisés par des millions de sites web et d'applications mobiles, pour établir une telle surveillance. Autrement dit, l'application mobile d'Angry Birds ne serait pas elle-même affectée par une porte dérobée.

"Afin de protéger nos utilisateurs, nous allons, à l'image de toutes les autres sociétés utilisant des réseaux publicitaires tiers, avoir à réévaluer l'utilisation de ces réseaux s'il s'avère qu'ils ont été utilisés à des fins d'espionnage", a expliqué Mikael Hed, le PDG de Rovio.

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