Quelle est la part du P2P et surtout de la plate-forme iTunes dans le remplissage des giga-octets de disque dur d'un iPod ? Nos confrères de iGeneration, spécialistes du petit baladeur d'Apple, ont posé la question à leurs lecteurs...

Il y a encore beaucoup à faire pour vendre de la musique en ligne sur Internet en France. Les lecteurs de notre confrère iGeneration.fr (anciennement iPodGeneration, et renommé à la demande d’Apple) ont beau être des acharnés de l’iPod et de sa plate-forme iTunes, cette dernière est encore très minoritaire dans les sources de remplissage du baladeur MP3.

« D’où vient la plupart des morceaux présents sur votre iPod ?« , demandait notre confrère. Près de 1000 réponses plus tard, ils sont 57,5 % à déclarer constituer leur bibliothèque iTunes à partir de leur bibliothèque de CD matériels. Preuve de l’importance de maintenir la copie privée dans l’univers numérique. Vient ensuite les morceaux téléchargés sur des réseaux P2P, pour 22,8 % des utilisateurs, et ensuite l’échange de main à main pour 9,1 %. La plate-forme iTunes, elle, arrive en dernière position avec seulement 6,9 % des sondés à se servir de la plate-forme comme source première d’alimentation de leur iPod.

Les résultats seraient-ils différents si iTunes proposait un forfait illimité « ToGo » (qui permet le transert sur un baladeur d’un nombre illimité de morceaux loués sur la plate-forme), à l’image de ce que proposent Rhapsody ou Napster aux Etats-Unis ?

« La mention ‘les autres disquaires’ ne recueille que 0,2 % des voix« , note enfin iGeneration.fr. Le résultat de l’intégration de la plate-forme iTunes Music Store sur le logiciel de synchronisation de l’iPod, mais la faute surtout à l’absence d’interopérabilité, qui permet à Apple de garder pour iTunes le monopole des services marchands sur son iPod. Les morceaux achetés sur VirginMega, FnacMusic, Sony Connect ou OD2 sont en effet illisibles sur le baladeur de la firme à la Pomme. Ainsi les services ToGo annoncés notamment par MusicMe et Yahoo seront inaccessibles aux possesseurs de l’iPod, qui devront continuer à ripper ou télécharger illégalement pour remplir leur baladeur MP3.

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