La vente de Blackberry, qui devait être officialisée ce lundi, n'aura pas lieu. Le titre en bourse du fabricant de smartphones chute, alors que BlackBerry devrait annoncer une nouvelle levée de fonds d'un milliard de dollars, pour tenter de se sauver.

C'est ce lundi 4 novembre que les candidats à la reprise de BlackBerry devaient se faire connaître. Le 23 septembre dernier, la société et son actionnaire Fairfax Financial (qui détient 10 % des parts) avaient signé une lettre d'intention, visant le rachat total de l'entreprise pour 4,7 milliards de dollars, avec pour effet de la sortir du marché boursier. Mais la proposition était conditionnée à la capacité de Fairfax à réunir les fonds nécessaires à l'acquisition des 90 % d'actions de BlackBerry qu'il ne détient pas encore.

Or, selon une rumeur relayée par le Globe And Mail , basé au Canada, l'opération aurait capoté, ce qui a immédiatement fait plonger la valeur du titre, déjà affaiblie par les difficultés de l'entreprise. Au moment où nous écrivons ces lignes, l'action a déjà perdu 18,5 % de sa valeur. Depuis, la cotation a été gelée en attendant une annonce officielle.

Selon le Globe And Mail, le projet de vente de BlackBerry serait désormais abandonné, et la société lèverait plutôt 1 milliard de dollars pour tenter de se relancer. Le directeur Thorsten Heins et une partie des membres de la direction feraient les frais de l'opération, et seront remplacés. Heins avait pourtant lui-même remplacé les dirigeants historiques Mike Lazaridis et Jim Balsillie en début d'année.

Ces dernières semaines, les rumeurs se sont multipliées sur l'identité d'un potentiel repreneur. Mercredi dernier, le Washington Post a assuré qu'une rencontre avec Facebook avait eu lieu pour évaluer l'intérêt d'une reprise de Blackberry par le réseau social, qui pouvait être tenté d'utiliser le savoir-faire du fabricant pour lancer son propre Facebook Phone. Mais ce scénario n'a visiblement pas séduit. Pour le moment.

La nouvelle levée de fonds de BlackBerry ne servira probablement qu'à gagner du temps pour restructurer la société, en attendant de relancer des dossiers de vente. Ou de couler définitivement.

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