L'Europe peut-il être leader de la 5G ? Neelie Kroes, en charge de la politique numérique du Vieux Continent, le souhaite. Mais il faudra compter sur l'ambition d'autres pays, comme la Corée du Sud, une nation très en pointe dans les télécommunications.

L'affaire est entendue pour Neelie Kroes. L'Europe n'a pas bien géré la transition des réseaux télécoms vers la 4G, ce qui se traduit aujourd'hui par un important retard du Vieux Continent face à d'autres régions du monde (USA et Asie de l'Est). Mais pour la responsable de la politique numérique au sein de la Commission, l'Europe peut encore se distinguer sur la 5G.

Tandis que se déroule le déploiement du quatrième standard pour la téléphonie mobile, Neelie Kroes a rappelé "que nous devons aussi regarder vers l'avenir et investir dans la création de la prochaine génération des réseaux", précisant qu'elle parle de la 5G. "D'accord, nous avons manqué la 4G et nous étions en pointe sur la 3G. Maintenant, emparons nous de la 5G".

Les propos de Neelie Kroes, rapportés par Computer Weekly, font écho à ceux prononcés en début d'année par l'intéressée. Au Mobile World Congress à Barcelone, elle déclarait vouloir faire de l'Union européenne le domicile et le leader de la 5G. Mais il faudra composer avec d'autres nations très actives sur ces questions, comme la Corée du Sud, qui s'y intéresse à la 5G depuis cinq ans déjà.

La Commission européenne estime que la mise en place des prochains réseaux de télécommunications en 5G aura lieu vers 2020. D'ici là, il faudra achever sa standardisation. La Commission a indiqué en début d'année son intention de soutenir, via un budget de 50 millions d'euros, des projets en rapport avec la 5G.

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