Les révélations sur PRISM et XKEYSCORE ne seront pas les seules que fera Glenn Greenwald. Le journaliste américain, aidé des informations classifiées communiquées par l'ancien analyste de la NSA Edward Snowden, affirme avoir encore entre 15 000 et 20 000 documents à dévoiler.

Il va falloir s'attendre à de nouvelles révélations sur l'espionnage perpétré par les États-Unis et les pays occidentaux. Au cours d'une audition devant une commission du Sénat au Brésil, le journaliste Glenn Greenwald affirme détenir plusieurs milliers de documents classifiés, transmis quelques mois plus tôt par l'ancien analyste de la NSA, Edward Snowden.

À la manière de Wikileaks, Glenn Greenwald distille les informations en sa possession, quitte à les mettre en scène. "Les articles que nous avons publiés représentent une portion très petite" de la masse des données en sa possession, a-t-il affirmé, sans pour autant entrer dans les détails. Le journaliste, connu pour son activisme, a toutefois donné une fourchette des fichiers en sa possession.

"Je n’ai pas compté exactement, mais [Edward Snowden] m’a remis entre 15 000 et 20 000 documents, très très complets et très longs", a-t-il évalué. "Il va y avoir en toute certitude de nouvelles révélations sur l’espionnage du gouvernement des États-Unis et des gouvernements alliés". Et selon le journaliste, la lutte contre le terrorisme par la surveillance des communications électroniques n'est qu'un objectif parmi d'autres.

"Le prétexte des États-Unis [pour la surveillance, ndlr] est le terrorisme et la protection de la population. Mais en réalité, ils sont en possession de documents qui n’ont rien à voir avec le terrorisme et la sécurité nationale, mais plutôt avec la concurrence avec d’autres pays, notamment dans les domaines […] industriels et économiques", a commenté Glenn Greenwald.

Si la nature des informations en possession du journaliste reste à découvrir, l'espionnage économique et industriel entre États, alliés ou non, n'est pas nouveau. C'est même quelque chose de connu. À ce nouveau, peu nombreux doivent être les pays se privant des moyens de télécommunications pour essayer d'obtenir un avantage industriel, commercial, économique ou scientifique pour leur propre intérêt.

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