Visée par une attaque informatique venue vraisemblablement des États-Unis, la France n'est pas en reste en matière de piratage. Les services gouvernementaux sont aussi très actifs en matière de piratage à des fins d'intelligence économique. La France est en effet considérée dans un rapport du gouvernement américain comme l'un des pays les plus actifs en la matière, avec la Chine, la Russie et Israël.

Méfie-toi de tes ennemis et encore plus de tes amis, dit l'adage. Alliés de longue date, la France et les États-Unis convergent sur de nombreux dossiers militaires et diplomatiques. Mais en coulisses, la relation transatlantique n'est pas toujours au beau fixe. Les deux pays se livrent en particulier une guerre économique sans merci, quitte à employer des techniques d'espionnage industriel par piratage.

Suite à une longue enquête, l'hebdomadaire l'Express publiait en novembre un article détaillé sur l'attaque informatique qui a visé le réseau informatique de l'Élysée lors de l'élection présidentielle de 2012. Cette attaque informatique, dont l'existence n'a été révélée que quelques mois plus tard, aurait été organisée par Washington pour récupérer des informations secrètes et des plans stratégiques.

Comme à chaque fois, la loi du silence règne dans le monde opaque des services de renseignement. Surtout lorsqu'il est question d'attaquer un allié par des moyens électroniques. Ni l'Élysée, ni l'ANSSI, l'ambassade des États-Unis en France n'ont commenté la nouvelle. De son côté, la secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano, s'est évertuée à répondre complètement à côté des questions à ce sujet.

Mais si les États-Unis s'efforcent d'espionner la France, notamment parce qu'un changement politique se profilait, l'Hexagone sait visiblement leur rendre la pareille. D'après des documents de la National Intelligence Estimate consultés par le Washington Post, la France est l'un des rares pays, avec la Chine, la Russie et Israël, à être autant engagé dans le piratage informatique à des fins d'intelligence économique.

La mention de la France dans les documents de la National Intelligence Estimate fait figure d'une accusation indirecte du gouvernement américain, puisque ces rapports sont émis par ce dernier. "Il s'agit d'évaluations officielles du directeur du renseignement national (DNI) sur des thématiques de renseignement liées à un sujet particulier relevant de la sécurité nationale", d'ordinaire classifiées, selon la page Wikipédia.

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