Ca n’était pas qu’une erreur de communication. Lors de la conférence de presse organisée pour dévoiler l’iPhone OS 4.0, Steve Jobs s’était laissé aller lors d’une réponse à un journaliste à une critique inattendue du système Android de Google. Il disait vouloir se distinguer de son concurrent qui laisse les utilisateurs choisir d’autres services de distribution d’applications que l’Android Market officiel, et qui permet ainsi l’accès à un service dédié aux applications pour adultes. « Vous savez, il y a un Porn Store sur Android. N’importe qui peut le télécharger. Vous le pouvez, vos enfants le peuvent. Nous ne souhaitons pas aller dans cette direction« , avait-il déclaré.

Il ne s’agissait pas d’une erreur de communication, si l’on en croit un message de Steve Jobs diffusé lundi par TechCrunch. « Nous pensons sincèrement que nous avons une responsabilité morale d’écarter la pornographie de l’iPhone. Les gens qui veulent du porno peuvent acheter un téléphone Android« , aurait ainsi écrit le patron d’Apple en réponse à un client qui l’interrogeait sur la politique moralisatrice de la firme de Cupertino.

C’est donc une position claire et assumée, Apple ne veut pas que les appareils qu’il vend puissent servir à accéder à du contenu pornographique. Ni à des contenus violents, puisque l’un des premiers cas de « censure » sur l’App Store avait été celui d’un logiciel de visionnage de bande dessinée dont la seule BD compatible au moment de sa sortie avait été jugée trop violente.

Pour le moment, le contrôle parental sur l’iPhone permet soit de laisser l’accès total à Internet, y compris aux sites pornographiques ou violents, soit de couper l’accès au navigateur Safari. Mais avec cette position, sauf à vouloir rendre l’iPhone et l’image d’Apple has been auprès des jeunes qui seront ses clients de demain, Apple sera obligé d’affiner son contrôle parental. Ou alors de s’obstiner dans une mauvaise foi qui lui sert d’excuse, surtout, pour ne pas autoriser de « stores » concurrents à l’App Store sur ses propres appareils, et garder ainsi le contrôle total sur le marché des applications. Pas sûr qu’à long terme, cette stratégie serve les intérêts d’Apple.

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